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Sarkozy annonce un tour de vis sur l'immigration et parle fiscalité

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Nicolas Sarkozy s'est efforcé de minimiser son impopularité, ce mardi soir sur France 2. Le candidat de l’UMP a regretté des erreurs, annoncé un nouvel impôt pour les grandes entreprises et un nouveau tour de vis sur l'immigration.

Le chef de l'Etat a relativisé les sondages le donnant à la traîne au premier tour et battu à plate couture au second par son rival PS Frnçois Hollande, à 47 jours du premier tour. "Je ne les commente jamais, ni en hausse, ni en baisse", a-t-il dit. "La France est un peuple libre, frondeur, qui déteste qu'on lui dise ce qu'il doit faire". "Dans deux mois, on verra qui a eu raison, qui a eu tort".

Il a réfuté l'hostilité des Français qui s'illustre par des taux d'impopularité record pour un chef de l'Etat de la Ve République. "C'est l'argument de la gauche, n'ayant pas beaucoup d'idées à proposer aux Français, qui dit que c'est un référendum pour ou contre (moi)", a-t-il plaidé.

Le candidat a confirmé son cap à droite sur l'immigration. Il a annoncé vouloir diviser par deux, autour de 100.000, le nombre d'immigrés accueillis en France chaque année et limiter le bénéfice du RSA et du minimum vieillesse aux étrangers présents depuis 10 ans en France et y travaillant depuis 5 ans.

Le président sortant a aussi annoncé la création d'un nouvel "impôt sur les bénéfices minimum pour les grands groupes en France". "On peut le faire par exemple sur le bénéfice mondial consolidé", a-t-il avancé en citant l'exemple de Total.