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Primaire LR: le parti n'arrive toujours pas à trancher

Le parti Les Républicains réunit plusieurs candidats potentiels de la droite à l'élection présidentielle, sans Xavier Bertrand, pour tenter de s'entendre en amont du scrutin

Le parti Les Républicains réunit plusieurs candidats potentiels de la droite à l'élection présidentielle, sans Xavier Bertrand, pour tenter de s'entendre en amont du scrutin - bertrand GUAY © 2019 AFP

Les Républicains ne parviennent toujours pas à se mettre d'accord sur le mode de désignation de leur candidat. Entre primaire ouverte et candidat qui s'imposerait par les sondages, leur coeur balance.

La fumée blanche n'est pas pour demain. Réunis à nouveau en comité exécutif, LR peine encore à se mettre d'accord sur la façon de désigner le candidat de la droite pour 2022.

A l'heure actuelle, Valérie Pécresse, Eric Ciotti, Philippe Juvin, Denis Payre et Michel Barnier sont candidats à la primaire. Xavier Bertrand, lui, refuse toujours de participer à la compétition.

A la sortie de cette réunion ce mardi, Christian Jacob, le patron du parti, a précisé les deux options sur la table.

Option 1: organiser une primaire ouverte

Le député de Seine-et-Marne a confirmé ce mardi matin l'option la plus probable, celle d'un "système ouvert aux militants, adhérents et sympathisants qui accepteront de figurer dans le fichier du vainqueur".

C'est le scénario privilégié par la favorite de la primaire, Valérie Pécresse.

"Il ne faut pas avoir peur de la primaire. (...) Elle nous donnera de l'élan, je ne crois pas à la désignation d'un candidat dans des arrières-boutiques partisanes", a estimé la présidente de la Région Ile-de-France sur BFM dimanche dernier.

Option 2: désignation du candidat en congrès

Certains à droite redoutent que les candidats ne s'entre-déchirent, à l'instar de Rachida Dati.

"Je ne comprends pas notre précipitation. Je serais plutôt favorable à ce que chacun fasse campagne et que l'on se retrouve derrière un seul candidat en janvier", explique la maire du 7ème arrondissement de Paris au Parisien.

Christian Jacob propose donc un second scénario: celui d'un "congrès des militants qui voteront et désigneront" le candidat.

Cette possibilité a la faveur des soutiens de Xavier Bertrand, lui donnant encore du temps pour progresser dans les sondages et espérer s'imposer, sans passer par la procédure de désignation interne.

Le dirirgeant des LR, plutôt opposé au principe de la primaire il y a encore quelques semaines, tente aujourd'hui de concilier les deux possibilités. "Les deux systèmes ont leurs avantages et leurs inconvénients", a t-il avancé auprès de BFMTV.

Le dernier mot reviendra aux militants, qui voteront le 25 septembre lors de leur congrès pour l'une ou l'autre des deux options.

Marie-Pierre Bourgeois