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Présidentielle: Hidalgo appelle à une primaire de la gauche, quelques heures après s'y être opposée

La maire de Paris et candidate socialiste à la présidentielle, Anne Hidalgo, le 12 novembre 2021 à Paris

La maire de Paris et candidate socialiste à la présidentielle, Anne Hidalgo, le 12 novembre 2021 à Paris - Thomas SAMSON © 2019 AFP

Longtemps opposante à toute désignation citoyenne, la candidate PS appelle désormais à une primaire de la gauche, face à l'absence de dynamique de sa candidature.

Retournement de situation. Après avoir refusé l'organisation d'une primaire à gauche, Anne Hidalgo appelle de ses vœux une compétition entre les différents candidats.

"Il faut organiser une primaire de la gauche arbitrée par les citoyens", a annoncé la candidate socialiste sur TF1 ce mercredi soir. La maire de Paris tenait pourtant un tout autre discours il y a encore quelques heures.

"Pas favorable"

"Une union qui serait perçue comme artificielle parce qu'il y a des candidats qui sont depuis longtemps déclarés ne fonctionnerait pas", a estimé la candidate socialiste ce mercredi matin sur France 2. "Ce qu'il faut c'est revenir par les questions de fond", a-t-elle ajouté.

"Je ne suis pas favorable à ce type de primaire. Je porte des propositions sociales-démocrates. (...). Je ne me reconnais pas dans l’offre portée par Jean-Luc Mélenchon. Je ne me reconnais pas complètement non plus dans l’offre portée par les Verts qui ne considèrent pas de façon suffisante la question sociale", avait d'ailleurs expliqué la politique sur Public Sénat le 19 novembre dernier.

"Nous ne portons pas les mêmes propositions. Il faut laisser le débat se dérouler et se développer, les Français auront bien sûr à se prononcer et ils choisiront", avait encore ajouté Anne Hidalgo.

Répondre à l'appel d'Arnaud Montebourg

L'absence de dynamique de la candidature de l'édile pourrait expliquer ce changement de cap. Elle récolte 3% d'intentions de vote dans le dernier sondage Elabe pour BFMTV et L'Express, en baisse d'un point et en dessous des 5%. C'est pourtant la barre nécessaire à atteindre pour voir les frais de campagne remboursés par l'État.

L'appel d'Arnaud Montebourg proposant "sa candidature" à un "projet commun" alors que "l'extrême droite est aux portes du pouvoir" ce mercredi soir a également pesé dans la balance.

La faiblesse de toutes les candidatures à gauche explique enfin cet appel au rassemblement. D'après l'Elyséemètre, l'agrégateur de sondages de BFMTV.com, aucun candidat ne s'impose largement. Jean-Luc Mélenchon récolte 9% des intentions de vote, devant Yannick Jadot avec 7,7% et Anne Hidalgo (5%) tandis que l'ancien ministre du Redressement productif plafonne à 1,9%

Marie-Pierre Bourgeois avec AFP