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Pour Collomb, Macron "va appeler à un large rassemblement"

Gérard Collomb, invité de BFMTV lundi 24 avril.

Gérard Collomb, invité de BFMTV lundi 24 avril. - Capture d'écran BFMTV.

Invité de BFMTV-RMC ce lundi matin, au lendemain du premier tour de la présidentielle dont Emmanuel Macron est sorti en tête, Gérard Collomb a annoncé que le candidat d’En Marche! allait "appeler à un large rassemblement" autour de sa candidature d’ici au second tour qui l'opposera à Marine Le Pen.

"Je crois qu’il faut rassembler des gens d’horizons différents et des gestes seront faits dans les prochaines semaines", a encore expliqué le maire PS de Lyon, l’un des plus proches bras-droit d’Emmanuel Macron.

"J'ai écouté ce que disait Alain Juppé"

Gérard Collomb a laissé entendre que l’ancien ministre de l’Economie allait notamment tendre la main à la droite. Face à Jean-Jacques Bourdin qui l’interrogeait sur les propositions qui pourraient être faites en direction des Républicains, le maire de Lyon a déclaré:

"Je crois qu’on ne peut pas gouverner avec 25% du premier tour. Et qu’à un moment donné, sur un socle précis, défini à l’avance, il peut y avoir effectivement de grands rassemblements. J’ai écouté ce que disait Alain Juppé, sur l’école, sur la reconnaissance du travail, sur la refondation de la protection sociale. Et je me disais que sur des thématiques comme celles-là, il peut effectivement se construire des majorités de projet".

Le spectre de la cohabitation

Gérard Collomb ne s’est d'ailleurs pas privé de pointer les fractures qui existent à droite. Des divisions dont Emmanuel Macron pourrait tirer profit pour son projet de rassemblement, a-t-il sous-entendu :

"Vous voyez bien qu’il y a deux lignes chez Les Républicains. Il y a la ligne de monsieur Wauquiez, qui dit: 'à droite toute, on recompose et on va les battre aux législatives'. Et puis il y a un certain nombre de gens qui se disent: 'non, quand même, l’heure est grave, la France est dans une situation difficile, il faut peut-être construire un certain nombre de ponts'".

Gérard Collomb a également mis en garde contre le scénario de la cohabitation, sur lequel table Les Républicains en cas de victoire aux législatives:

"Qu’est-ce que cela voudrait dire qu’un président de la République soit élu, et qu’il soit empêché demain de gouverner? On serait encore pendant cinq ans dans le chaos et nous irions vers une difficulté profonde".
G. de V.