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Marine Le Pen doute du retour politique de Sarkozy en 2017

Marine Le Pen, présidente du Front national

Marine Le Pen, présidente du Front national - -

La présidente du Front national estime que Nicolas Sarkozy ne participera pas à la prochaine présidentielle. Selon elle, il sera rattrapé par la justice avant.

Marine Le Pen tacle Nicolas Sarkozy. La présidente du Front national juge dimanche que l'ancien chef de l'Etat ne participerait pas la présidentielle de 2017 parce qu'il sera, selon elle, "rattrapé" par "les affaires" judiciaires.

"Je pense que Nicolas Sarkozy ne reviendra pas parce qu'il se fera rattraper par la patrouille avant (...) la patrouille des affaires, qui se multiplient, qui sont extrêmement graves", déclare la responsable du parti d'extrême droite sur France 3.

Nicolas Sarkozy est mis en examen pour "abus de faiblesse" dans l'affaire Bettencourt. Par ailleurs, les juges enquêtent sur un éventuel financement libyen de sa campagne de 2007.

La question d'un retour en politique de l'ancien chef de l'Etat se pose de plus en plus clairement, notamment depuis les déclarations de son ancien Premier ministre François Fillon se disant candidat "quoi qu'il arrive", sous-entendu même si Nicolas Sarkozy revenait dans le jeu.

La voix de l'unité

"Pendant quelques semaines, grâce au mariage homosexuel", les responsables de l'UMP "ont réussi faire croire qu'ils s'intéressaient à la politique et à cacher leurs rivalités internes", poursuit Marine Le Pen. "Mais dès que le sujet a été épuisé, leurs rivalités internes ont recommencé. Ils ne pensent en réalité qu'à leurs intérêts électoraux, en aucune manière à l'intérêt supérieur de la Nation".

Elle a critiqué le soutien de 105 députés UMP à Henri Guaino, poursuivi par l'Union syndicale des magistrats (USM) après ses attaques contre le juge bordelais Jean-Michel Gentil, qui a mis en examen Nicolas Sarkozy dans le cadre de l'affaire Bettencourt.

"Je n'aurais pas signé" ce texte, souligne Marine Le Pen. "Si M. Guaino considère qu'il a raison, il va aller devant la justice exprimer sa défense". "On nous dit à nous qu'on divise? Mais dans tous les dossiers nous sommes la voix de l'unité, nous sommes la voix du rassemblement (...) nous ne sommes pas ceux qui mettent de l'huile sur le feu".

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L. B. avec AFP