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Jean-Luc Mélenchon assure qu’il n’est "pas d’extrême-gauche"

Jean-Luc Mélenchon.

Jean-Luc Mélenchon. - Jean-Pierre Clatot - AFP

Le candidat de la France insoumise tente de contrer les accusations de ses adversaires sur son programme.

A une semaine du premier tour, il veut rassurer. Dans une interview avec les lecteurs du Parisien paru ce dimanche, Jean-Luc Mélenchon a assuré qu’il n’était "pas d’extrême-gauche". Voici ce que le candidat de la France insoumise a répondu à un lecteur qui lui demandait s’il voulait "vraiment être président":

"Je connais bien mes dossiers, si je suis élu à l’Elysée, je saurai exactement par quel bout commencer (…). J’entends ou je lis qu’on me dépeint comme quelqu’un d’extrême-gauche. Si c’est le cas, je me demande ce que devient Poutou (le candidat du NPA, NDLR)… Non, je ne suis pas d’extrême-gauche".

Des propos qui sonnent comme une réplique à ses rivaux à la présidentielle. Depuis des jours, plusieurs d’entre eux ont pris pour cible Jean-Luc Mélenchon, l’accusant de porter un projet "dangereux".

François Fillon et Emmanuel Macron, notamment, ont brandi son programme "communiste" comme un épouvantail et critiqué son intention d'engager la France dans "l'Alliance bolivarienne pour les Amériques" (ALBA), une organisation régionale dont le Venezuela et Cuba sont membres.

"Il faut arrêter de faire peur"

Dans le même entretien au Parisien, Jean-Luc Mélenchon est revenu sur le sujet. "C’est une invention pure et simple, fabriquée un journaliste pour les besoins de la campagne", s’est insurgé le fondateur du Parti de gauche. Avant de préciser que pour lui, seuls les territoires français d’Outre-Mer aux Antilles seraient concernés par ce partenariat. Et de s’agacer:

"Voilà l’intérêt d’entrer dans l’Alba, une simple alliance de coopération. Il faut arrêter de faire peur!"

Dans une interview à Ouest-France parue samedi, Jean-Luc Mélenchon avait déjà tenté de rassurer les électeurs sur ses intentions, assurant qu’il ne souhaitait "pas faire Cuba en France".

A une semaine du premier tour de la présidentielle, le député européen est en bonne forme dans les sondages. Plusieurs enquêtes l'ont placé en troisième position ces derniers temps, avec environ 20% d'intentions de vote.

G. de V.