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Présidentielle

Accusé d'avoir bénéficié d'un emploi fictif, Fabien Roussel affirme avoir "les preuves" de son travail

Fabien Roussel lors de son premier meeting de campagne à Marseille, le 6 février 2022.

Fabien Roussel lors de son premier meeting de campagne à Marseille, le 6 février 2022. - Christophe SIMON / AFP

Alors que Mediapart a affirmé ce dimanche que le candidat communiste a été employé en tant qu'assistant parlementaire entre 2009 et 2014, sans trouver la moindre trace de son activité, l'élu se défend. "De nombreux témoins peuvent prouver mon travail", se justifie-t-il.

Se défendre face aux accusations. Alors que dans une enquête publiée ce dimanche, Mediapart affirme que Fabien Roussel aurait bénéficié d'un emploi fictif pendant 5 ans à l'Assemblée nationale auprès du député Jean-Jacques Candelier, le candidat communiste se défend ce lundi matin.

"J'ai travaillé pendant cinq années, j'étais sur le terrain"

"Mon travail avec lui figure depuis quelques mois sur mon site, en toute transparence (...). J’ai travaillé pendant cinq années avec Jean-Jacques et les collègues, j’étais sur le terrain (...) Mon travail est dans tous les discours, les questions, les projets de loi", les combats menés", a affirmé le secrétaire du PCF sur Europe 1.

"J'ai été sur le terrain, les pneus de ma voiture s'en souviennent", a encore avancé le député.

"Je n'ai jamais gagné 3000 euros"

Mediapart affirme cependant n'avoir trouvé nulle trace de son travail alors que Fabien Roussel aurait travaillé pour le PCF au lieu de se consacrer à son emploi parlementaire.

Selon cet article, le candidat à la présidentielle aurait également touché 3000 euros net par mois à l'époque.

"Je n’ai jamais gagné 3000 euros. J’ai commencé à 2460 euro net, je crois que j’ai fini à 2700 euros", a encore démenti le candidat.

"Je n'ai pas que des amis"

A demi-mot, Fabien Roussel semble s'interroger sur les tempo de cette affaire alors que le candidat a gagné des points dans plusieurs sondages ces dernières semaines.

"Ils ont enquêté en interrogeant des gens qui sont en guerre contre moi (...) Je n'ai pas que des amis, c'est normal", a encore expliqué Fabien Roussel.

Jean-Jacques Candelier assure de son côté que son ancien assistant parlementaire "travaillait sur les dossiers importants à l'Assemblée nationale", sans pouvoir transmettre de traces écrites de ses réunions de travail.

Fabien Roussel est crédité de 4,5% des intentions de vote dans le dernier sondage Elabe pour BFMTV et L'Express.

Hugues Garnier et Marie-Pierre Bourgeois