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Vincendet: "A 30 ans, j'ai eu envie de partir au combat"

A 30 ans, Alexandre Vincendet est en bonne position pour emporter la mairie de Rillieux-la-Pape (Rhône).

A 30 ans, Alexandre Vincendet est en bonne position pour emporter la mairie de Rillieux-la-Pape (Rhône). - -

NOUVELLE TETE #6 - A 30 ans l'ensemble de la droite derrière lui, le candidat à la mairie de Rillieux-la-Pape pourrait bien figurer parmi les plus jeunes élus de France, lors des prochaines élections municipales.

>> Dans quelques mois, ils seront maires, conseillers municipaux, auront pris du poids dans leur parti, ou seront de retour à la case départ. BFMTV.com dresse une série de portraits des jeunes pousses des municipales. Voici le sixième épisode.

Une gauche divisée, la droite républicaine unie, et aucune liste du Front national. Autant de chances de l'emporter pour Alexandre Vincendet, qui mènera une liste d'union UMP-UDI à Rillieux-la-Pape, près de Lyon, lors des prochaines élections municipales. A seulement 30 ans, ce proche de Jean-François Copé possède déjà un CV solide. Entretien.

De quand date votre engagement politique?

De 2005. C'est l'année durant laquelle j'ai pris pour la première fois ma carte à l'UMP. Mais c'était une décision réfléchie. De plus, je viens d'une famille très politisée.

Un évènement en particulier a décidé de votre engagement?

L'élection présidentielle de 2002. J'ai 30 ans, c'était la première fois que je votais. Je fais un peu partie de la "génération 21 avril" (le 21 avril 2002, Jean-Marie Le Pen a accédé au deuxième tour de l'élection présidentielle, ndlr).

> SES MODELES EN POLITIQUE

Quelles sont vos "grandes figures" politiques?

Jacques Chirac, évidemment, c'est lui qui m'a inspiré étant jeune. Mais je fais aussi partie de la génération Nicolas Sarkozy, qui a été très important également.

De quelles personnalités politiques êtes-vous proche?

J'ai travaillé pendant trois ans au cabinet de Jean-François Copé, lorsqu'il était président du groupe UMP à l'Assemblée puis secrétaire général du parti. Ensuite, j'ai également occupé au sein de l'UMP le poste de Chargé de mission à la Direction des Fédérations puis responsable des adhésions. C'est une personne pour qui je ressens une loyauté et une amitié profonde.

Qui vous a mis le pied à l’étrier?

C'est Etienne Blanc, député de l'Ain, qui m'a "repéré". C'est avec lui que j'ai commencé en tant que stagiaire à l'Assemblée. Avec Jean-François Copé, c'est la personne qui a le plus compté dans ma carrière.

Qui vous a poussé à être candidat?

Personne, c'est un souhait que j'ai exprimé assez tôt. Je pense qu'on peut rester collaborateur toute sa vie, mais j'ai eu envie de "partir au combat", aller sur le terrain. Etre maire est le plus difficile de tous les mandats, mais c'est aussi le plus beau. On est au plus près des difficultés des gens.

En revanche, pour obtenir l'investiture de l'UMP, il a fallu que je prouve que je pouvais rassembler autour de moi. C'est le cas: depuis 1995, c'est la première fois qu'une liste unie UMP-UDI se présente à Rillieux-la-Pape.

> SON AGENDA

De quoi vit-on quand on fait campagne?

Actuellement, je travaille pour Philippe Cochet, le député-maire de Caluire, dans le Rhône, en tant que chargé de mission territoriale. Mais durant cette campagne, j'ai mis ma carrière entre parenthèses, car cela demande beaucoup d'investissement. Et il faut un maire à temps plein pour la ville.

Quelle est votre vision de la campagne?

Une campagne n'est jamais facile. Des coups sont échangés, c'est normal. Mais je m'interdis d'attaquer les personnes. Je n'ai pas d'ennemi, simplement des concurrents. C'est une bataille d'idées.

Un dossier que vous portez tout particulièrement?

Il y en a trois: le développement économique et l'emploi, la sécurité, et le développement urbain.

Malheureusement, Rillieux-la-Pape se situe parmi les 100 communes où le taux de chômage est le plus élevé. La ville possède aussi deux tristes records du Grand Lyon: celui de l'explosion de l'insécurité entre 2001 et 2012, et celui du taux le plus élevé de logement sociaux (57%).

>> Son programme

Qui travaille avec vous?

Nous avons une équipe soudée, composée évidemment de toutes les personnes présentes sur la liste, mais aussi d'un ensemble de militants et sympathisants. J'ai voulu rassembler des femmes et des hommes de toutes origines, confessions, et couleurs politiques. Certains viennent de l'UMP, d'autres de l'UDI, certains sont même issus de la gauche. C'est le résultat de 19 ans de socialisme dans la ville.

Vous vous voyez où dans trois mois?

Maire de Rillieux-la-Pape!

Et dans 10 ans?

Ce n'est pas la question pour l'instant. J'ai toujours dit que je ne me consacrerai qu'à ma fonction de maire. Ma priorité, ce sont les habitants de Rillieux-la-Pape.

Yann Duvert