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Bastien Marguerite, éclosion imminente

A 22 ans, Bastien Marguerite veut détrôner Jean-François Copé à Meaux.

A 22 ans, Bastien Marguerite veut détrôner Jean-François Copé à Meaux. - -

NOUVELLE TETE #4 - A 22 ans, Bastien Marguerite va défier le président de l’UMP dans son fief de Meaux (Seine-et-Marne). Pas une mince affaire, mais le jeune socialiste croit en ses chances.

>> Dans quelques mois, ils seront maires, conseillers municipaux, auront pris du poids dans leur parti, ou seront de retour à la case départ. BFMTV.com dresse une série de portraits des jeunes pousses des municipales. Voici le quatrième épisode.

Pour la première campagne de sa jeune carrière, Bastien Marguerite s’attaque à un poids lourd de la politique, en la personne de Jean-François Copé, le président de l’UMP. A 22 ans et une volonté à toute épreuve, le jeune candidat socialiste compte bien marquer les esprits. Et conquérir la mairie de Meaux aux prochaines élections municipales comme il a franchi toutes les étapes de sa vie: au mérite. Entretien.

De quand date votre engagement en politique?

J’ai grandi dans famille très politisée, même sans étiquette. Mais c’est en 2009 que j’ai pris pour la première fois ma carte au Parti socialiste. Pour moi, il s’agit du seul parti conciliant justice sociale et pragmatisme, tout en favorisant le mérite. C’est une notion importante: j’ai grandi à Champigny-sur-Marne, et j’ai obtenu une bourse d’étude grâce à cela. Le PS est un parti dans lequel l’égalité des chances est une valeur partagée.

Un événement en particulier a décidé de votre engagement?

Mon engagement date de 2009, mais je fais partie de ce que l’on appelle la "génération 21 avril" (NDLR : lors de la présidentielle de 2002, Jean-Marie Le Pen était arrivé au second tour, éliminant du même coup Lionel Jospin). C’est là qu’a commencé mon combat contre l’extrême droite, avec pour objectif de réconcilier les classes populaires avec la politique.

Ses modèles en politiques

Quelles sont vos "grandes figures" politiques?

La question est difficile. Je pourrais citer Robert Badinter, car il avait un idéal dont il ne s’est pas départi malgré une certaine impopularité. Il avait de vraies et belles convictions même s’il n’était pas vraiment un homme politique à proprement parler.

De quelles personnalités politiques êtes-vous proche?

J’ai travaillé auprès de Michel Sapin ou de Frédéric Cuvillier. Tous les deux se soucient des personnes autour d’eux. Ils m’ont transmis une vision de la politique qui porte en elle une grande humanité.

Qui vous a mis le pied à l’étrier?

Personne. Certaines personnes m’ont montré l’exemple, mais je me suis aussi fait ma place grâce à mon travail. A Sciences-Po, on me disait qu’il fallait connaître quelqu’un, et que sinon je n’y arriverais pas. Je me suis vite rendu compte que c’était faux.

Son agenda

De quoi vit-on quand on fait campagne?

Actuellement, je termine mes études à Sciences-Po, financées par ma bourse d’étude.

Quelle est votre vision de la campagne?

Ma jeunesse est un atout. Je suis intégré, je ne cumule pas les mandats. Je m’intéresse à la population du Meaux, je ne veux pas faire "le Saint-Germain de l’Est" comme l’affirme Jean-François Copé. Malgré tout, je ne suis pas contre le maire sortant, je suis avec les habitants de Meaux.

Un dossier que vous portez tout particulièrement?

L’emploi. Il s’agit d’un réel enjeu : il faut réussir à attirer les entreprises, rénover la zone industrielle, etc. Il y a un potentiel, mais il faut l’exploiter. En outre, les emplois d’avenir n’ont pas leur place à Meaux pour l’instant, à cause d’une politique politicienne. L’emploi est le dossier prioritaire, mais il y a également le logement, les transports, la redynamisation de la ville, etc.

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Qui travaille avec vous?

Je n’ai pas d’équipe dédiée, mais plutôt une trentaine de militants, avec qui j’effectue notamment du porte à porte. Ils apportent une vision dynamique, les habitants sentent qu’il se passe quelque chose sur le terrain.

Vous vous voyez où dans trois mois?

Maire de Meaux, évidemment !

Et dans 10 ans?

Toujours maire de Meaux. Je ne compte pas cumuler les fonctions, et il est beaucoup trop tôt pour parler d’autre chose…

Yann Duvert