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Municipales et Métropolitaines: Collomb et Les Républicains discutent d'un accord pour le second tour

Deux réunions ont eu lieu mercredi entre Gérard Collomb et Les Républicains pour trouver un accord en vue du second tour des élections municipales et métropolitaines.

Du PS à LaREM, de LaREM à LR? A Lyon, Gérard Collomb est sur le point d'opérer un virage à droite. L'actuel maire de Lyon, candidat à la Métropole et en difficulté après le premier tour des élections, a entamé des discussions avec Les Républicains en vue du second tour.

Mercredi, deux réunions ont eu lieu entre les deux camps, selon les informations de BFM Lyon. Une première s'est déroulée entre Gérard Collomb et Laurent Wauquiez, président de région Auvergne-Rhône-Alpes et pilier de la droite.

Un ticket Blanc-Collomb?

Officiellement destinée à parler des masques et de la relance économique, l'entrevue aurait permis officieusement de travailler à ficeler un accord entre les deux partis incapables de gagner seul la Métropole ou la mairie. 

Un peu plus tard, une deuxième réunion s'est tenue avec une idée qui fait peu à peu son chemin dans la tête des deux équipes de campagne: un ticket Gérard Collomb-Etienne Blanc. Le candidat de la droite à la mairie serait soutenu par l'ancien ministre de l'Intérieur pour le deuxième tour des élections municipales, tandis que Les Républicains apporteraient leur soutien à Gérard Collomb pour la Métropole.

Si cette alliance apparaît peu naturelle, elle semble aussi la seule possible pour l'actuel maire de Lyon. Cette semaine, David Kimelfeld a rejeté toute idée d'un accord avec Gérard Collomb, malgré la main tendue par l'ancien ministre de l'Intérieur. 

"J'ai été surpris de l'annonce de Gérard Collomb en expliquant qu'on allait discuter tout le week-end et qu'on allait trouver un accord commun dès lundi. Il n'y a eu aucune discussion ce week-end avec Gérard Collomb, il n'y aura pas d'accord avec Gérard Collomb", a assuré David Kimelfeld en début de semaine sur le plateau de BFM Lyon. 

Un rassemblement contre les écologistes

Dans un communiqué publié sur Twitter, le président de la Métropole, candidat à sa réélection, a par ailleurs fustigé "les tractations politiciennes indécentes" en cette période. Et de critiquer l'idée d'organiser un rassemblement "pour éviter le soi-disant péril vert, comme on invitait, en 2002 et 2017, à se mobiliser pour voter contre le Rassemblement national". 

Car derrière l'accord entre Gérard Collomb et la droite se joue aussi cet objectif commun: faire barrage aux écologistes, arrivés en tête au premier tour et qui devraient s'allier à la gauche dans les prochains jours. Lundi, François-Noël Buffet, candidat LR à la Métropole, n'avait ainsi pas caché sa volonté de créer un rassemblement face "à une sorte de consortium, composé des écologistes les plus dogmatiques pour une partie d’entre eux et également de partis d’extrême gauche", dans une interview au Progrès.

Malgré ces discussions et cette volonté commune, un accord semble encore loin. Une partie de la droite ne voit pas forcément d'un bon œil cette alliance de dernière minute. Toutefois, si un terrain d'entente est trouvé, les deux équipes devraient communiquer ce jeudi soir. 

Hugo Francès avec Benjamin Rieth