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Élections métropolitaines à Lyon: Bruno Bernard écarte tout accord avec David Kimelfeld

Bruno Bernard, candidat EELV à la Métropole de Lyon, a indiqué mener des discussions avec les partis de gauche "disposés à travailler" autour de son projet écologiste.

Favori pour l'élection à la présidence de la Métropole de Lyon, Bruno Bernard ne s'alliera pas avec David Kimelfeld avant le second tour. Le candidat EELV, arrivé en tête dans 8 des 14 circonscriptions de la métropole a rejeté mardi sur le plateau de Bonjour Lyon l'idée d'un accord avec le candidat dissident LaREM et actuel président de la collectivité. 

"Nous avons toujours dit la même chose (à propos des alliances, ndlr): c'était sur le projet et la cohérence. La cohérence, ça veut dire qu'on ne peut pas défendre ici des mesures sociales et écologiques, et en même temps soutenir un gouvernement qui fait de la casse sociale et environnementale", a expliqué Bruno Bernard avant d'enfoncer le clou: "je ne ferai pas d'alliance avec ceux qui soutiennent La République en Marche". 

Une alliance avec des partis de gauche?

La veille, David Kimelfeld avait lui aussi exclu un accord avec Les Verts en vue du second tour des élections, non sans tendre la main en vue du troisième tour de cette élection lors duquel les conseillers métropolitains devront composer l'exécutif de la Métropole. "Il faudra bien se retrouver à un moment donné", a prévenu l'actuel président. Un appel aussitôt rejeté par Bruno Bernard: 

"Ce que nous souhaitons c'est d'avoir une majorité le soir du deuxième tour (...) Nous sommes les seuls à pouvoir avoir une majorité, ce qui serait le mieux, plutôt que des coalitions de couloir se créent", a estimé le candidat sur BFM Lyon. 

En position de force, Bruno Bernard ne laisse pas beaucoup plus de marges à sa gauche. "Nous discutons avec les partis de gauche qui semblent disposés à travailler avec nous sur ce projet écologiste", explique le candidat, qui refuse l'idée d'un front gauche-vert. 

"L'idée, c'est d'avoir un programme écologiste (...) ce ne seront pas des questions d'accords, d'alliances ou de postes", a assuré Bruno Bernard. "On ne fera pas de concessions sur le projet, mais on est ouvert pour travailler en équipe, et au-delà avec tous ceux qui le souhaiteront après, y compris les forces d'opposition". 

Benjamin Rieth