BFMTV

CARTE - Municipales: quelles villes peuvent basculer?

De nombreuses villes peuvent tomber dans l'escarcelle de l'UMP, du FN ou encore du PS.

De nombreuses villes peuvent tomber dans l'escarcelle de l'UMP, du FN ou encore du PS. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

De Toulouse à Carcassonne, en passant par Pau et Béziers: focus sur les villes de France qui peuvent changer de mains à l'issue du second tour des municipales.

Un second tour aura lieu dimanche prochain dans 6.455 communes pour les élections municipales. Entre alliances ou retraits à géométrie variable, quelles sont, parmi elles, les villes qui peuvent basculer au second tour des municipales? Dans quels cas le Front national redistribue-t-il les cartes?

Voir en plein écran

> LES CIBLES DE L'UMP

• Roanne, Laval, Valence, Angoulême, Chambéry, Charleville-Mézières, Périgeux et Montbéliard. C’est dans les villes de moins de 100.000 habitants que l’exaspération à l’égard du gouvernement est aujourd’hui la plus intense. L'UMP mise donc sur ces villes moyennes dirigées par le PS, qui peuvent rebasculer à droite au vu du premier tour. Si les prises sont nombreuses, le Sénat pourrait basculer à droite dès l'automne.

• Tours. Avec 27,8% seulement, Jean Germain (PS), qui perd 20 points par rapport à 2008, n'est pas à l'abri d'une mauvaise surprise, dans une cité qui fut longtemps dominée par la droite, avec Jean Royer.

• Toulouse. Pierre Cohen (PS) et Jean-Luc Moudenc (UMP) disputent aux municipales, à Toulouse, la revanche de 2008 dans des rôles inversés, avec une vision de la ville foncièrement opposée mais une commune antipathie l'un pour l'autre. Après le premier tour, Pierre Cohen accuse un retard conséquent, de six points, sur son challenger. Mais le socialiste semble avoir plus de réserves de voix et peut s'imposer sur le fil.

• Caen. Même s'il peut compter sur un report des voix d'EELV (plus de 10%), le maire PS Philippe Duron, 66 ans, élu en 2008, est en ballottage défavorable face à l'UMP Joël Bruneau qui, avec 30,8%, est sorti vainqueur de la primaire à droite face à l'UDI (18%).

• Strasbourg. Le sortant Roland Ries est devancé de peu (1,7 point) par l'ex-maire UMP Fabienne Keller. Mais le total des voix de gauche est supérieur à celui des voix de droite (46% contre 40,5%) et le FN, avec 11%, se maintient au second tour.

• Reims. La droite unie autour du duo Arnaud Robinet-Catherine Vautrin veut reprendre la ville gagnée en 2008 par la socialiste Adeline Hazan. Mais avec 16%, le FN peut contribuer à faire battre Arnaud Robinet.

• Amiens. Le sortant socialiste Gilles Demailly a décidé de raccrocher après un seul mandat. La situation sociale - Goodyear - complique la tâche de Thierry Bonte, membre de l'actuelle majorité, qui accuse un retard de 20 points sur la candidate du Nouveau Centre Brigitte Fouré, soutenue pour l'UDI et l'UMP.

• Pau. Pour sa troisième tentative, François Bayrou a reçu le soutien de l'UMP. Au premier tour, il a devancé de 16 points le député PS David Habib.

• Carcassonne. Les deux candidats rivaux de la droite à Carcassonne sont parvenus à un accord pour fusionner leur liste et ainsi tenter de ravir au député-maire PS, en ballottage très délicat, cette ville où le FN réalise un bon score.

• Belfort, le fief de Jean-Pierre Chevènement détenu par la gauche depuis 1977, pourrait basculer à droite dimanche lors d'une quadrangulaire, la gauche ayant échoué à surmonter ses divisions. Le député UMP Damien Meslot, arrivé en tête au premier tour avec 33,27%, partira en position très favorable, face au maire sortant PS Etienne Butzbach (21,38% au premier tour), au candidat du MRC Bastien Faudot (10,92%), et au frontiste Marc Archambault (12,02%).

> DANS LE VISEUR DU PS

• Avignon: La liste PS-EELV conduite par Cécile Helle, arrivée 2e derrière la liste FN au 1er tour des municipales, et la liste Front de gauche ont annoncé leur fusion pour le second round. Le candidat FN Philippe Lottiaux était arrivé en tête du premier tour avec 29,63% des voix.

• Bayonne: Les listes de droite arrivées en deuxième et troisième position au premier tour de l'élection municipale ont fusionné mardi, faisant ainsi un grand pas pour garder à droite une ville dirigée pendant 55 ans par la "dynastie Grenet" (Henri, puis son fils Jean). Mais face à eux, le socialiste Henri Etcheto et sa liste PS-EELV-PRG-PCF, arrivés en tête avec 35,26%, meilleur score historique du PS à un premier tour des municipales, veut croire en ses chances.

• Calais: Les listes de gauche qualifiées pour le second tour, celle du communiste Jacky Hénin et celle du socialiste Yann Capet, ont fusionné pour battre le maire sortant (UMP) Natacha Bouchart. Selon leur accord, en cas de succès dimanche, Jacky Hénin, maire de la ville la plus peuplée du Pas-de-Calais de 2000 à 2008, hériterait de la municipalité et Yann Capet de la communauté d'agglomération Cap Calaisis.

• Bourges: Droite et gauche, en ordre dispersé au premier tour, ont conclu des alliances pour un duel au second tour, qui pourrait voir cet ancien fief communiste repasser au PS. En effet, Irène Félix (PS) est arrivée en tête au 1er tour avec 24,35% des voix.

> DANS LE COLLIMATEUR DU FN

• Fréjus: La candidate socialiste, Elsa Di Méo, a annoncé son retrait de la course à Fréjus où le Front national est arrivé en tête dimanche, avec 40,3% des voix, et se retrouvera en triangulaire au second tour avec une liste UMP et une liste DVD.

• Béziers: Le socialiste Jean-Michel Du Plaa, tête de liste d'union de la gauche, a annoncé qu'il se maintenait au second tour de l'élection municipale à Béziers, où Robert Ménard, soutenu par le FN, est arrivé en tête au 1er tour avec près de 45% des voix.

• Forbach: Le numéro deux du Front national, Florian Philippot, est arrivé en tête du premier tour des municipales à Forbach en Moselle. Il y aura dimanche une quadrangulaire dans la ville, les deux candidats de droite ayant décidé de se maintenir séparément. >> Un Jour à Forbach: retrouvez tous nos reportages

• Perpignan: La bataille de Perpignan se disputera entre le sortant UMP Jean-Marc Pujol et le vice-président du Front national Louis Aliot, le candidat socialiste ayant annoncé mardi son retrait pour empêcher le FN de réaliser en Roussillon sa plus belle prise municipale. A 44 ans, le compagnon de Marine Le Pen et ancien troisième-ligne amateur espère transformer l'essai du premier tour dans cette ville de près de 120.000 habitants où, déjouant tous les sondages, il est arrivé en tête avec 34,20% des voix.

• Saint-Gilles: Alain Gaido, maire-sortant (PS) de Saint-Gilles, où Gilbert Collard est arrivé en tête avec 42,57 % au 1er tour des municipales, a annoncé qu'il se retirait.

• Brignoles: Jean Broquier dont la liste de gauche est arrivée dimanche en troisième position des municipales, derrière le FN et l'UMP, a annoncé son retrait.

• Beaucaire: C'est ici que le FN a obtenu un de ses meilleurs scores aux législatives de 2012. La liste du Front national est conduite par Julien Sanchez (lire son portrait), 30 ans, et déjà neuf élections à son actif.

• Carpentras: Dans ce fief (Vaucluse) de la députée Marion Maréchal-Le Pen, les électeurs pourraient porter à leur tête Hervé de Lépinau, candidat du Rassemblement Bleu Marine et suppléant de la députée.

Élections

Les résultats dans votre ville

  • Ex : Lyon, 69 ou Lyon, 69002
  • Sélectionnez votre électionPrésidentielle 2002Présidentielle 2007Législatives 2007Présidentielle 2012Législatives 2012Municipales

De vendredi à minuit, jusqu'à dimanche 20 heures, des règles très strictes s'imposent aux candidats, mais aussi aux internautes. Conformément à l'article L. 52-2 du code électoral, il est interdit de poster un commentaire pouvant influencer le vote, ou un résultat. L'amende prévue en cas de sanction est de 3.750 euros. C’est pourquoi par mesure de prévention nous fermons aux commentaires ce week-end les articles évoquant les municipales. Merci de votre compréhension.

Hélène Favier et Olivier Laffargue