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CARTE - Municipales: ces villes que la gauche peut perdre

Quelle sont les villes qui peuvent basculer?

Quelle sont les villes qui peuvent basculer? - -

Reims, Pau ou Forbach. Focus sur ces villes que la gauche peut perdre aux élections municipales des 23 et 30 mars prochains.

Avec un exécutif plombé dans les sondages, la gauche craint un vote sanction pour les municipales de mars prochain, notamment dans les villes moyennes. Zoom sur ces villes que la gauche peut perdre.

>> Carte des villes qui peuvent basculer:

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> LES VILLES MOYENNES

• Bourg-en-Bresse, Roanne et Valence. C’est dans les villes de moins de 100.000 habitants que l’exaspération à l’égard du gouvernement est aujourd’hui la plus intense. L'UMP mise donc sur ces villes moyennes dirigées par le PS, qui peuvent rebasculer à droite au vu des derniers scrutins. Si les prises sont nombreuses, le Sénat pourrait basculer à droite dès l'automne.

• Laval. Guillaume Garot a laissé la mairie à Jean-Christophe Boyer (PS) après avoir été nommé ministre et sera sur sa liste en numéro 3. En face, le sénateur UDI François Zocchetto, allié à l'UMP, est bien placé.

• Pau. Pour sa troisième tentative, François Bayrou a reçu le soutien de l'UMP. Le député PS David Habib a été désigné, la sortante Martine Lignières-Cassou ne se représentant pas. Selon "le match des municipales" CSA pour BFMTV, François Bayrou l'emporterait au second tour, même dans l'hypothèse d'une triangulaire.

• Villeneuve-sur-Lot. L'ombre de Jérôme Cahuzac plane toujours sur son ancien fief. Droite et gauche se présentent ici en ordre dispersé. Ainsi trois listes sont en lice à droite: UMP, liste DVD et Front national. A gauche, le maire sortant PS Patrick Cassany fait face à une dissidence avec la candidature de Jean-Paul Caubet, élu de la majorité municipale.

> LES VILLES DE PLUS DE 100.000 HABITANTS

• Strasbourg. Le sortant PS Roland Ries part favori pour les prochaines élections municipales à Strasbourg, face à une droite, une nouvelle fois menée par l'UMP Fabienne Keller, qui l'a précédé à la mairie de 2001 à 2008. Roland Ries espère confirmer l'image d'une agglomération de Strasbourg rose, au milieu de la mer bleue d'une Alsace très majoritairement de droite.

• Caen. Le maire PS de Caen, Philippe Duron, est menacé de perdre son siège à l'issue des municipales, selon un sondage Ipsos-Steria pour France 3 Basse-Normandie publié début mars. Le candidat UMP Joël Bruneau est, en effet, donné vainqueur avec une courte majorité au second tour (51% contre 49%). Philippe Duron, 66 ans, avait ravi la ville à l'UMP en 2008, battant le maire sortant Brigitte Lebrethon. Caen n'avait jamais auparavant été administrée par la gauche.

• Angers. Christophe Béchu (UMP) pourrait battre le sortant Frédéric Béatse dans cette ville détenue par le PS depuis 1977. D'autant qu'un dissident, Jean-Luc Rotureau, exclu du PS, se présente. La droite ferait jeu égal au second tour avec la liste du maire PS, avec chacun 50% des voix, selon un sondage TNS Sofres-Sopra Group diffusé mi-février. La liste UMP-Modem de Christophe Béchu avait raté la mairie à 300 voix près en 2008

• Metz. La droite veut sa revanche sur le maire PS sortant Dominique Gros. Ce dernier, élu en 2008 après six mandats de Jean-Marie Rausch (DVD), espère tirer son épingle du jeu face à une droite longtemps divisée mais qui a réussi à s'unir in extremis derrière Marie-Jo Zimmermann (UMP).

• Montpellier. Cette ville est devenue à risque pour la gauche, divisée. Jean-Pierre Moure (PS) doit affronter la dissidence de Philippe Saurel, exclu du PS, qui ne cesse de gagner des points dans les sondages. Situation compliquée aussi à droite, avec un FN en embuscade.

• Toulouse. Pierre Cohen (PS) et Jean-Luc Moudenc (UMP) disputent aux municipales à Toulouse la revanche de 2008 dans des rôles inversés, avec une vision de la ville foncièrement opposée mais une commune antipathie l'un pour l'autre. Pierre Cohen, vainqueur en 2008, est aujourd'hui le maire en titre, et Jean-Luc Moudenc, le sortant à l'époque, son challenger. Moudenc, 53 ans, était à nouveau candidat au Capitole le soir même de son amère défaite, à 1.209 voix près. Après un sondage très favorable mi-janvier qui le créditait d'une victoire avec 56% des voix, Pierre Cohen a vu mi-février son avance sévèrement réduite dans une enquête Ipsos le donnant vainqueur avec seulement 51% des voix.

• Amiens. Le sortant PS Gilles Demailly a décidé de raccrocher après un seul mandat. La situation sociale - Goodyear - complique la tâche de Thierry Bonte, membre de l'actuelle majorité, qui affronte la candidate du Nouveau centre Brigitte Fouré, soutenue pour l'UDI et l'UMP. Pendant plus d'une décennie, le centriste Gilles de Robien avait dirigé la ville.

• Reims. La droite unie autour du duo Arnaud Robinet-Catherine Vautrin veut reprendre la ville gagnée en 2008 par la socialiste Adeline Hazan. Début février, un sondage CSA pour BFMTV donnait la droite gagnante en cas de duel ou de triangulaire.

• Argenteuil. Bataille serrée entre le sortant PS Philippe Doucet et son prédécesseur UMP Georges Mothron, d'autant que la gauche se présente divisée.

• Saint-Etienne. Le socialiste Maurice Vincent avait gagné la ville après 25 ans de règne de la droite. Mais cette fois la droite est unie derrière Gaël Perdriau (UMP). Selon les derniers sondages, la liste de gauche garde l'avantage.

> LE FN EN EMBUSCADE

• Forbach: Le numéro deux du Front national, Florian Philippot, arriverait en tête du premier tour des municipales à Forbach en Moselle, et serait au coude-à-coude avec le maire sortant PS Laurent Kalinowski à l'issue du second tour, selon un sondage publié fin février. Forbach, 22.000 habitants, n'en est pas à son premier affrontement électoral entre Florian Philippot et Laurent Kalinowski. Aux législatives de 2012, le candidat PS avait battu le vice-président du FN, qui était tout de même parvenu à se hisser au second tour. >> Un Jour à Forbach: retrouvez tous nos reportages

• Hénin-Beaumont: La liste du Front national conduite par Steeve Briois arriverait en tête aux deux tours à Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, selon un sondage Ifop. La liste de Steeve Briois, secrétaire général du FN, est créditée de 44% des voix au premier tour devant la liste du Parti Socialiste-Europe Ecologie - Les Verts conduite par le maire sortant, Eugène Binaisse (DVG), 35%. Au second tour, l'avance relative de Steeve Briois se réduirait mais lui permettrait de rester en tête devant Eugène Binaisse, avec 50,5% des suffrages contre 49,5%. La présidente du Front national, Marine Le Pen, est présente sur la liste de Steeve Briois, "en position symbolique".

• Noyon: Dans cette ville de l'Oise et ses environs, un fort sentiment d'abandon perceptible dans la population s'est traduit lors des derniers scrutins par un vote très supérieur à la moyenne nationale pour Marine Le Pen, avec près de 23% des suffrages au premier tour de la dernière présidentielle. Le sortant PS, Patrick Deguise, aura donc fort à faire face à Michel Guiniot, candidat FN.

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Hélène Favier et Olivier Laffargue