BFMTV
Législatives

Législatives: "première TV, première hésitation", une candidate RN se défend après avoir perdu ses moyens en direct

Mélanie Fortier, élue régionale RN du Bourgogne-Franche-Comté

Mélanie Fortier, élue régionale RN du Bourgogne-Franche-Comté - @melanie.fortier

Mélanie Fortier, 24 ans, candidate en Côte d'Or, a passé un mauvais moment dimanche 8 mai sur le plateau de France 3 lors d'une question sur les services publics.

"Est-ce que vous pourrez couper cette partie-là?" Malheureusement, dimanche sur France 3, la séquence était en direct et elle pourrait entâcher la campagne de la jeune conseillère régionale du Rassemblement national (RN), Mélanie Fortier.

Candidate en Côte d'Or dans la 2e circonscription, la benjamine du conseil régional de Bourgogne Franche-Comté a perdu ses moyens et est restée sans réponse pendant plusieurs secondes lors de l'émission-débat Dimanche en politique.

"Je suis désolée, je ne comprends pas"

À la question, "au Rassemblement national, quelle est votre politique en matière de services publics?", l'élue de 24 ans arrivée à la région sur la liste de Julien Odoul en juin dernier 2021 a perdu ses moyens.

À quatre reprises la jeune femme a demandé à ce que la question soit répétée, au motif évoqué qu'elle ne la comprenait pas, avant de demander si la séquence pouvait être coupée. "Ce n'est pas une question piège", a rétorqué l'animatrice du débat, Elsa Bezin.

"On ne peut pas couper parce que c'est impossible", a ajouté la journaliste visiblement gênée, tout comme les divers élus invités sur le plateau, Michel Neugnot (PS), François-Xavier Dugout (LR), Didier Martin (Renaissance) et Dominique Guidoni-Stoltz (LFI). Avant de passer rapidement à un autre sujet du débat.

À un autre moment de l'émission, celle qui est aussi coordinatrice des Jeunes avec Marine Le Pen dans la région, est apparue plus sûre d'elle - bien qu'un peu impressionnée - et a argumenté en faveur de la proportionnelle pour le scrutin de juin prochain.

"Première TV, premier moment d'hésitation"

La séquence sortie ce lundi 9 mai par le compte Twitter "Élections 2022" avait déjà beaucoup tourné à la mi-journée. En début d'après-midi, la conseillère régionale d'opposition a réagi publiquement sur le réseau social:

"Première TV, premier moment d'hésitation, très heureuse de voir que certains en font un buzz, mais la défense du service public est un chantier si important que je me propose d'en échanger avec tout un chacun durant cette campagne", se défend-elle, après ce baptême télévisé.

Sur Twitter, l'élue a pu bénéficier du soutien de Marie-Caroline Le Pen, sœur de la présidente du RN. "On se souvient plus facilement du baptême du feu des autres que du sien", la rassure la conseillère régionale d'Île-de-France.

La diplômée de langues étrangères, future étudiante en master de communication internationale à l'université de Bourgogne est loin d'être la seule à avoir subi ce désagréable moment de direct. En 2017, des candidats En Marche avaient également perdu leurs moyens.

Arrivée largement en tête il y a cinq ans dans la quatrième circonscription d'Indre-et-Loire, Fabienne Colboc par exemple était devenue le symbole du procès en incompétence des investis La République en marche (LaREM) avait marqué la campagne de l'entre-deux tours. Sur France 3 également elle avait cherché ses mots et tenu des propos parfois incohérents dans une émission du même type.

Aux législatives de juin, Mélanie Fortier qui dit s'intéresser à Marine Le Pen depuis le collège, affrontera l'ex-RN passé chez Reconquête! Franck Gaillard en Côte-d'Or. Ils symboliseront tous les deux le duel fratricide à l'extrême droite.

Hortense de Montalivet