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Entre dramatisation et ralliements, comment LaREM envisage sa dernière semaine de campagne

Nathalie Loiseau à la fin du meeting de Strasbourg, le 11 mai 2019

Nathalie Loiseau à la fin du meeting de Strasbourg, le 11 mai 2019 - AFP - Frederick Florin

Alors que Nathalie Loiseau continue de patiner dans les sondages, malgré son entrain, le parti présidentiel compte mettre les bouchées doubles dans la dernière ligne droite des européennes.

Branle-bas de combat chez La République en marche. Bloqué autour de 22% d'intentions de vote dans les sondages pour les élections européennes, et ce à neuf jours du scrutin, le parti présidentiel compte bien mettre les bouchées doubles dans la dernière ligne droite. 

Globalement, l'ultime semaine de campagne sera celle "de la dramatisation et des ralliements", a résumé auprès de BFMTV un proche d'Emmanuel Macron. Le message à faire passer se veut à la fois simple et alarmiste: "Si Macron est désavoué, il ne pourra plus rien faire, pas réformer." 

Soutiens de poids lourds

Dans un contexte où la tête de la liste Renaissance, Nathalie Loiseau, peine à enhardir les foules, il s'agit de rameuter de nouveaux soutiens de poids, notamment à gauche. Histoire de contrebalancer l'investissement des personnalités issues de la droite, comme le Premier ministre Édouard Philippe ou l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, toujours encarté chez Les Républicains. 

Selon un indiscret paru dans Les Échos, Ségolène Royal compterait bientôt appeler à voter pour LaREM. Contactée par BFMTV, l'ancienne ministre de l'Environnement assure néanmoins qu'elle ne donnera pas son vote et qu'elle n'en a pas parlé. Cette semaine, une autre ancienne ministre socialiste, Elisabeth Guigou, s'est prononcée en faveur de la liste présidentielle via une tribune pro-LaREM dans L'Opinion

Effet "vote utile"

Autre soutien espéré, celui de Bertrand Delanoë. D'après des sources internes à LaREM, certains s'échinent à convaincre l'ancien maire de Paris de rejoindre les rangs des poids lourds se ralliant à la macronie. L'idée étant, derrière, de faire jouer à plein l'effet "vote utile", élément essentiel d'une fin de campagne.

Cette opération, sorte de condensé de la campagne présidentielle "attrape-tout" d'Emmanuel Macron, s'achèvera à l'occasion d'un grand meeting prévu le 24 mai à Paris, à la Maison de la Mutualité. D'ici là, le chef de l'État compte bien s'impliquer directement, par petites touches, dans ce dernier chapitre du scénario des européennes. Sa présence, seul, sur une affiche de campagne était un signe avant-coureur de cette stratégie.

Jules Pecnard avec Elisa Bertholomey et Camille Langlade