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Élections, intérim: comment va être désigné le successeur de Wauquiez à la tête de LR?

Le partie Les Républicains (PHOTO D'ILLUSTRATION).

Le partie Les Républicains (PHOTO D'ILLUSTRATION). - PHILIPPE HUGUEN / AFP

Après une semaine de pressions, Laurent Wauquiez a annoncé ce dimanche sa démission du parti Les Républicains. Une nouvelle élection devra avoir lieu dans "les 50 jours au moins et 75 jours au plus tard", est-il précisé dans les statuts du parti.

Refusant d'être un "obstacle" à la reconstruction de la droite, Laurent Wauquiez a démissionné ce dimanche soir de la direction des Républicains (LR). Il cède donc aux multiples pressions au sein de son parti qui réclamaient son départ. Une période d'incertitude s'installe désormais dans l'attente de l'élection d'un nouveau chef. 

Jean Leonetti, président par intérim

Selon les statuts de LR, en cas de vacance, la présidence du mouvement est assurée par le vice-président délégué, en l'occurrence Jean Leonetti.

Ce dernier a réagi sur Twitter à la démission de Laurent Wauquiez, en lui adressant "toute mon amitié après cette décision difficile prise pour préserver l’unité de notre mouvement."

Jean Leonetti devient vice-président délégué des Républicains, après le départ de Virginie Calmels, en juin 2017. Maire d'Antibes depuis 17 ans, il a donné son nom à la loi de 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie.

Des élections dans moins de 3 mois

La Haute Autorité doit ensuite organiser une nouvelle élection. Le règlement du parti indique que celle-ci a lieu, "sauf cas de force majeure constaté par la Haute Autorité du Mouvement, dans les cinquante jours au moins et soixante-cinq jours au plus après l’ouverture de la vacance." Ce qui place ce nouveau scrutin à la fin de l'été.

Le nouveau président sera "élu par l’ensemble des adhérents constitué en Congrès à la majorité absolue des suffrages exprimés. Si celle-ci n’est pas obtenue au premier tour de scrutin, il est procédé, le septième jour suivant, à un second tour." 

En juin 1999, après la déroute du RPR aux élections européennes, Nicolas Sarkozy avait démissionné de la présidence du parti. Cinq mois plus tard, Michèle Alliot-Marie lui avait succédé après avoir remporté les élections à 62,71%.

Esther Paolini