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Bruno Retailleau appelle Laurent Wauquiez à démissionner

Le sénateur LR Bruno Retailleau dans la cour de l'Elysée, le 5 février 2019 - LUDOVIC MARIN / AFP

Le sénateur LR Bruno Retailleau dans la cour de l'Elysée, le 5 février 2019 - LUDOVIC MARIN / AFP - LUDOVIC MARIN / AFP

Le président du groupe "Les Républicains" au Sénat a lâché le patron de son parti ce mardi matin sur Europe 1. Il a en effet réclamé le départ de Laurent Wauquiez de la direction du mouvement après la défaite subie dimanche aux Européennes.

C'est un coup dont Laurent Wauquiez aura du mal à se relever. Contesté depuis la très lourde défaite de la liste de son parti des Républicains dimanche soir aux Européennes, c'est à présent Bruno Retailleau qui réclame officiellement sa démission de la présidence du mouvement. Ce mardi matin, sur Europe 1, le président du groupe "Les Républicains" au Sénat a confirmé avoir demandé par téléphone la veille à Laurent Wauquiez de démissionner et s'être vu opposer une fin de non-recevoir par ce dernier. 

"Un naufrage" 

La teneur de cette conversation a été retranscrite dans Le Figaro. Bruno Retailleau a commenté cette version médiatique: "C’est assez fidèle. Je n’ai pas prononcé ces mots pour les retrouver sur la place publique mais j’ai confirmé que je les ai bien prononcés." Il a poursuivi:

"Nous avons eu un échec cuisant, un naufrage même et j’estime que, comme responsable public, j’avais le devoir de mettre toutes les questions sur la table et mon devoir n’était pas de me répandre dans les médias pour demander la démission de tel ou tel. Mon devoir, c’était de poser au président des Républicains directement cette question. Il y a répondu mais c’est sa responsabilité."

" A sa place..."

Invité à s'imaginer dans la situation de Laurent Wauquiez, Bruno Retailleau a assuré: "J’espère qu’à sa place j’aurais démissionné." Se souvenant de la démission de Nicolas Sarkozy en 1999 après la déroute de la droite à un scrutin européen, il a ajouté: "Il avait tiré quant à lui les leçons de cet échec. A échec exceptionnel, mesure exceptionnelle, sinon nous disparaîtrons."

Le sénateur a cependant dit se garder d'accabler un seul individu: "On ne peut pas réduire le score et l’échec de dimanche à un seul homme. Ce serait très injuste et je ne veux pas tomber dans cette caricature. Il y a aussi une remise en cause collective à faire et je veux bien en prendre ma part."

Il a enfin observé: "On est pris dans un dilemme. Il y a à la fois un devoir de vérité, en respectant les uns et les autres, mais aussi un devoir d’unité. Et on se demande jusqu’où on peut aller sans prendre le risque de casser un peu plus la famille politique."

Robin Verner