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Division Fillon/Copé : l’UMP va-t-elle tenir le choc ?

Pour certains députés UMP comme Lionel Tardy, le parti est mort

Pour certains députés UMP comme Lionel Tardy, le parti est mort - -

Dimanche soir, Jean-François Copé a déclaré qu’il rejetait la médiation d’Alain Juppé pour sortir de la crise électorale. Dans la foulée François Fillon a annoncé sa volonté d’aller en justice. A l’UMP, les élus sont divisés sur l’avenir du parti.

Est-ce la fin de l'UMP ? Alain Juppé, le premier président du parti, avait accepté de jouer le médiateur entre les deux candidats à la présidence du parti, François Fillon et Jean-François Copé. Mais dimanche soir, ce dernier a annoncé qu’il rejetait la médiation d’Alain Juppé et qu’il s’en remettait exclusivement à la commission des recours pour juger qui de lui ou de François Fillon était le réel vainqueur de ces élections. De son côté, François Fillon s’est dit favorable à une action en justice pour faire la lumière sur ce scrutin après avoir expliqué qu’un parti politique « n’est pas une mafia ». Si la fracture est bien marquée entre les deux hommes, chez les élus de l’UMP aussi la division s’installe quant à l’avenir du parti. Si certains croient que l’unité est encore possible, d’autres n’imaginent pas d’avenir pour l’UMP.

« L’UMP en l’état est morte »

« Les choses sont claires, c’est fini, assure Lionel Tardy député UMP de la Haute-Savoie. Pour ce pro-Fillon, l’UMP en l’état est morte. Toutes les conditions sont réunies pour qu’il y ait une scission au sein de l’UMP. Je souhaite la création d’un groupe indépendant au sein de l’UMP à l’Assemblée nationale. Un groupe différent de celui de Jean-François Copé puisqu’il y a un désaccord complet. Après, pour le reste, on suivra notre chef de file François Fillon et on va voir quelle initiative il va lancer politiquement ».

« Des secousses, pas de scission »

« Ce n’est pas la fin de l’UMP, tente de persuader Roger Karoutchi, sénateur UMP des Hauts-de-Seine et soutien de Jean-François Copé. J’ai vécu beaucoup de crise dans les vingt dernières années que ce soit au RPR ou à l’UMP. Jusqu’ici, il n’y a jamais eu de scission. Il y a eu des secousses. Je me souviens de 1997, on disait que le parti était mort à cause de la guerre Seguin/Juppé. Finalement les choses se sont rabibochées. Et là, je souhaite vivement que ça se rabiboche. Je souhaite vivement un dialogue direct : on n’a pas besoin d’être trois pour se parler à deux ».

T.de Dieuleveult avec Y.Abback