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Depuis l'Argentine, Macron reprend de volée les propos de Hollande devant des gilets jaunes

Jeudi soir, le président de la République a vertement répondu, sans le nommer, à son prédécesseur qui s'étai, plus tôt dans la journée, désolidarisé de l'exécutif actuel devant des gilets jaunes ardéchois.

"A pied à cheval et en voiture/ Avec des gros des p'tits des durs/ Je suis de ceux qui manifestent", chantait Jean Ferrat dans son morceau En groupe, en ligue, en procession. Les gilets jaunes pourraient sans doute y trouver un certain soutien. Et c'est justement dans le village ardéchois du chanteur disparu, à Antraigues-sur-Volane, que François Hollande a échangé avec des gilets jaunes jeudi. L'occasion pour lui d'égratigner à nouveau l'exécutif.

Dans une allusion claire à la fin de non-recevoir opposée sur notre antenne par Edouard Philippe à l'idée d'un "coup de pouce" au smic, il a lancé: "La seule augmentation du smic qui a eu lieu, le coup de pouce, c’est sous mon gouvernement. Je préfère le dire pour qu’on puisse faire la différence."

Il fallait s'en douter. la sortie n'a pas plu à son successeur. Emmanuel Macron lui a même répondu, comme à son habitude, sans le nommer, lors d'un discours devant la communauté française de Buenos Aires, en Argentine où il est en déplacement.

"J’entends aussi souvent les voix qui parfois n’avaient pas réussi à bouger les choses, et qui sont, sans doute, plus à la racine de cette situation que nous vivons que le gouvernement qui n’est aux affaires que depuis dix-huit mois. Que voulez-vous? Le cynisme fait partie de la vie politique", a-t-il lâché. 

Un acte 2? 

Et il n'est peut-être pas au bout de son exaspération. En effet, François Hollande, qui visite ce vendredi Montauban, a accepté d'y rencontrer une nouvelle délégation de gilets jaunes.

Robin Verner