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D'où vient le masque porté par Emmanuel Macron lors de sa visite d'une école dans les Yvelines?

Emmanuel Macron visite une école de Poissy, dans les Yvelines, le 5 mai 2020.

Emmanuel Macron visite une école de Poissy, dans les Yvelines, le 5 mai 2020. - BFMTV

A l'occasion de sa visite dans les Yvelines, le président de la République portait un masque de fabrication française, fabriqué par la bonneterie Chanteclair.

Alors que l'exécutif appelle à généraliser le port du masque au moment du déconfinement, prévu le 11 mai, Emmanuel Macron est arrivé lui-même masqué ce mardi matin lors d'une visite d'une école à Poissy, dans les Yvelines. C'est la première fois que le chef de l'Etat est apparu le visage protégé par un masque "grand public". 

Selon nos informations, ce masque, en tissu noir avec un petit écusson tricolore, a été fabriqué par de la bonneterie Chanteclair, basée à Saint-Pouange, dans l'Aube. De fabrication 100% française, il est vendu 4,92 euros l'unité. Il a d'ailleurs été testé préalablement par la Direction générale de l'Armement (DGA) pour évaluer sa respirabilité et son pouvoir filtrant.

Un masque tricolore en cadeau

Accompagné de Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Education nationale, le président de la République a également reçu en cadeau un masque tricolore réalisé par des couturières bénévoles de Poissy.

"Cet acte me semble hautement symbolique et j'espère qu'il en percevra la portée", écrit l'une d'entre elles sur Facebook. "Il y a du savoir-faire en France, nous avons distribué près de 6000 masques (nous y arriverons bientôt) en un peu plus d'un mois grâce à l'entraide et à la solidarité pour palier à l'absence de moyens pour nos soignants et les concitoyens".

Les masques "grand public" généralisés le 11 mai

Lors de sa dernière intervention télévisée, Emmanuel Macron avait annoncé son souhait de généraliser le port d'un masque "grand public".

"L'État, à partir du 11 mai, en lien avec les maires, devra permettre à chacun de se procurer un masque grand public pour les professions les plus exposées et pour certaines situations, comme dans les transports en commun, son usage pourra devenir systématique" a indiqué le chef de l'État.
Agathe Lambret avec Justine Chevalier