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Crise sanitaire: la mairie de Paris dénonce les "déclarations mensongères" de Rachida Dati

Rachida Dati, invitée de BFMTV mardi 5 mai 2020.

Rachida Dati, invitée de BFMTV mardi 5 mai 2020. - BFMTV

Au cours du Conseil de Paris ce lundi, le premier adjoint d'Anne Hidalgo Emmanuel Grégoire a regretté "l'obsession électorale" de Rachida Dati, qui a multiplié les critiques à l'encontre de l'exécutif parisien, sur sa gestion de la crise sanitaire dans la capitale.

Le Conseil de Paris a adopté lundi un plan d'aides de près de 200 millions d'euros pour soutenir notamment les entreprises et le monde culturel. Un plan voté par la majorité des groupes du Conseil de Paris, à l'exception de l'abstention des groupes PPCI et LRI et largement égratigné par Rachida Dati, maire du 7e arrondissement et candidate aux municipales dans la capitale.

Cette dernière a notamment regretté un "enchaînement de ratés et de loupés" dans la gestion de la crise sanitaire par la mairie de Paris. "Le plan de soutien annoncé ne correspond nullement au budget de crise nécessaire pour la capitale", a fustigé Rachida Dati, pointant du doigt l'endettement de la ville, "plus de 6,5 milliards de dette" selon elle. La maire du 7e arrondissement a par ailleurs regretté que Paris n'ait pas été nettoyé "ni même le mobilier urbain désinfecté".

Alors que la candidate des Républicains à l'Hôtel de ville multiplie les critiques ces dernières semaines contre la gestion de la crise par Anne Hidalgo et son équipe, l'exécutif parisien a tenu à lui répondre. 

"Des inexactitudes embarrassantes"

Emmanuel Grégoire, premier-adjoint d'Anne Hidalgo a vivement interpellé la maire du 7e dans l'hémicycle parisien dénonçant ses "déclarations mensongères" et "des erreurs factuelles embarrassantes quand on prétend être maire de Paris". 

"La désinfection des rues était une idée dangereuse et inefficace" a-t-il ainsi martelé, rappelant les avis de l'ARS ou encore de l'OMS à ce sujet. En revanche, le mobilier urbain est bien désinfecté a insisté Emmanuel Grégoire, regrettant "l'univers de vérité parallèle" dans lequel s'inscrirait Rachida Dati.

"Vous entendre dénoncer la situation des finances de la ville et nous reprocher de ne pas en faire assez relève là aussi d’un raisonnement qui confine à l’impossibilité logique", insiste encore Emmanuel Grégoire face aux protestations de Rachida Dati, à qui il reproche "de se tromper de 600 millions d’euros" sur le montant de la dette de la ville de Paris. 

"Vos inexactitudes répétées sont embarrassantes parce qu'elles traduisent une forme d’obsession électorale dans un contexte où la responsabilité devrait vous amener à une chose: être à votre mission de maire, ce que vous ne faites pas", a encore ajouté Emmanuel Grégoire.

A la tribune, Anne Hidalgo a de son côté invité son adversaire aux municipales à "donner une image qui ne soit pas celle qui empêche le débat démocratique".

Carole Blanchard