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Corbière s'interroge sur l'existence d'une cellule de sécurité rapprochée auprès de Macron

Alexis Corbière s'est interrogé ce jeudi soir sur notre antenne sur l'existence d'une éventuelle équipe de sécurité rapprochée autour du président de la République. Un "fantasme", réagit une source proche de l'Elysée.

Alexis Corbière, invité sur BFMTV ce jeudi soir, s'est insurgé à propos de la vidéo du collaborateur d'Emmanuel Macron filmé en train de frapper un jeune manifestant, une affaire que le député La France Insoumise a qualifié d'"affaire d'Etat".

Pour l'élu, il est peu probable que l'affaire s'explique uniquement par une "affection" du président Macron pour Alexandre Benalla, étant donné, juge-t-il, la manière dont la présidence de la République a cherché à étouffer cette affaire. Avec "beaucoup de points d'interrogation", Alexis Corbière s'est interrogé sur la faiblesse de la réaction de la présidence de la République:

"Y-a-t-il une cellule, une équipe auprès du président de la République? Que font ces gens sur place, munis d'un talkie-walkie? A qui parlent-ils? Prennent-ils des consignes? Donnent-ils des consignes? Monsieur Macron a le sang-froid. S'il s'agissait de dire 'on évacue Benalla', il l'aurait fait, sans doute. S'il ne le fait pas, je souhaite que la presse puisse travailler et c'est l'objet de l'enquête parlementaire. "

"Un fantasme" pour l'Elysée 

Une hypothèse réfutée et qualifiée de "fantasme" par une source proche de l'Elysée contactée ce jeudi soir par BFMTV.com, qui soutient qu'Alexandre Benalla était "chef de cabinet" d'Emmanuel Macron, c'est-à-dire "chef d'orchestre des déplacements du président de la République".

Selon nos informations, c'est donc spécifiquement en qualité d'"observateurs" de la manifestation qu'Alexandre Benalla et Vincent Crase ont obtenu de la préfecture l'équipement, en l'occurrence le brassard, le casque de CRS et le talkie-walkie qu'ils portaient ce jour-là.

A l'antenne de BFMTV, le député LFI a également ajouté:

"Je crois qu'on va découvrir là-dedans quelque chose qui ne se limite pas seulement à un pétage de plombs d'un jeune collaborateur du président de la République mais manifestement à une barbouzerie. Des gens qui ne sont pas fonctionnaires de police et qui se prennent pour des policiers".

"C'est une affaire qui ne s'arrête pas à ce cas de Benalla. J'ai vu un homme sur les images un homme qui l'accompagne (Vincent Crase, NDLR), que j'avais personnellement repéré lors d'une manifestation à Mireille Knoll. Cet homme était-il policier? Je ne sais pas. Il était à nos côtés et il était assez agressif. Là, monsieur Benalla n'est pas seul (...)" interroge Alexis Corbière.

Jeanne Bulant