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Castaner assume le tacle de Macron à Hollande: "il faut prendre le temps de réfléchir à son bilan"

Christophe Castaner était l'invité de BFMTV et RMC ce jeudi.

Christophe Castaner était l'invité de BFMTV et RMC ce jeudi. - Capture BFMTV

Après avoir été mis en garde par François Hollande sur la réforme du code du travail, Emmanuel Macron estime "étrange" que son prédécesseur justifie son bilan "devant des journalistes" alors qu'il a renoncé à se représenter.

Christophe Castaner n'a pas oublié qu'il venait du Parti socialiste et qu'il avait soutenu François Hollande durant son mandat. Mais cela n'empêche pas le porte-parole du gouvernement d'assumer aujourd'hui les piques d'Emmanuel Macron à l'égard de son prédécesseur.

Dans son entretien au Point de ce jeudi, l'actuel président juge "étrange" que François Hollande "justifie son bilan devant des journalistes" alors qu'il n'a pas été en mesure de se représenter à la présidentielle. Une réponse directe à la mise en garde émise par l'ancien chef de l'Etat: devant des journalistes, François Hollande a prévenu son successeur qu'il "ne faudrait pas demander aux Français des sacrifices qui ne sont pas utiles" ni "flexibiliser le marché du travail au-delà de ce que nous avons déjà fait, au risque de créer des ruptures".

"On s'est posé la question de savoir s'il fallait répondre"

"Ça m’a fait sourire", a réagi ce jeudi Christophe Castaner, invité de BFMTV et RMC. "On s’est posé la question de savoir s’il fallait répondre à François Hollande qui trois mois après avoir quitté l’Elysée parce qu’il ne s’est pas présenté, parce qu’il considérait qu’il ne pouvait pas être en mesure de se présenter, commence à juger, à conseiller, voire même à faire de la diplomatie internationale ces dernières heures".

"Je pense qu’il faut prendre le temps et la sagesse est toujours bonne pour tout le monde, de réfléchir à son bilan, qui est aussi mon bilan", a poursuivi le porte-parole du gouvernement.

"J’ai été dans les soutiens de François Hollande, j’ai accompagné François Hollande. Mais j’ai vu François Hollande dans l’incapacité de mener ses réformes, notamment à cause des frondeurs à l’Assemblée nationale. C’est pour ça aussi que j’ai su prendre mon risque, bien avant tout le monde, et quitter le Parti socialiste", a-t-il ajouté, paraphrasant une formule consacrée par Emmanuel Macron.

Charlie Vandekerkhove