BFMTV

CAFE POLITIQUE - Trierweiler a eu peur d'être "lynchée", Dassault aurait payé pour gagner

-

- - -

Chaque matin, BFMTV.com sélectionne pour vous le meilleur de l'information politique. Aujourd'hui, les révélations de Mediapart, accusant Serge Dassault de corruption, et les angoisses de la première dame de France, qui a bien cru être "lynchée" après un tweet pendant les législatives.

Serge Dassault aurait payé pour gagner à Corbeil

Un nouveau scandale politique a peut-être été mis au jour par Mediapart. Le journal en ligne a publié dimanche (article payant) un "enregistrement clandestin" audio réalisé à la fin de l'année 2012, dans lequel Mediapart identifie formellement le sénateur UMP Serge Dassault, et où le milliardaire admet avoir "payé pour s'assurer de la victoire" de son successeur à la mairie de Corbeil, dans l'Essonne.

En clair, Serge Dassault reconnaît avoir purement et simplement acheté des votes pour l'élection de Jean-Pierre Bechter en 2010. Une somme de 1,7 millions d'euros est évoquée. Mediapart affirme que la voix de l'industriel a été authentifiée: "Cette fois, Serge Dassault ne pourra pas nier", écrit le journal d'investigation, tout en affirmant que "les deux hommes à l'origine de l'enregistrement se sont fait tirer dessus trois mois plus tard".

Une enquête judiciaire est en cours à Corbeil, mais l'élu milliardaire est toujours couvert par l'immunité parlementaire.

Valérie Trierweiler a eu peur d'être "lynchée"

La première dame de France s'en émeut dans une interview au journal britannique The Sunday Times: après son tweet tranchant contre Ségolène Royal, Valérie Trierweiler s'est cloîtrée par peur des réactions de la rue. "Je suis restée enfermée à la maison pendant huit jours. Je ne suis pas sortie. Je pensais que j'allais être lynchée dans la rue", confie-t-elle.

Pendant les législatives, la compagne de François Hollande avait adressé un tweet de soutien à Olivier Falorni, candidat PS dissident à La Rochelle, et adversaire direct de Ségolène Royal. Il n'en avait pas fallu plus pour que les observateurs de la vie politique y voient une rivalité à ciel ouvert entre les deux femmes. "J'aurais presque pu ne jamais revenir [à l'Elysée, puis] j'ai tourné la page et je suis revenue petit à petit".

Pour Peillon, Fillon a commis "un suicide personnel"

Les réactions d'hostilité aux propos de François Fillon sur le FN n'ont pas faibli au cours du week-end. Etrillé dans ses propres rangs par les ténors de l'UMP, l'ancien Premier ministre a également été pris pour cible par Vincent Peillon. Invité dimanche soir de l'émission "Tous politiques" sur France 24 et sur France Inter, le ministre de l'Education attaque: "Je ne comprends pas et je n'accepte pas ces propos (...). On n'est plus dans le dérapage. Je pense que c'est une erreur très profonde", juge-t-il avant de conclure: "Du point de vue politique, c'est un suicide personnel".

EELV n'envisage pas de quitter le gouvernement

Malgré son ultimatum à François Hollande sur la transition énergétique, Pascal Durand, le secrétaire national d'EELV, écarte l'idée que les ministres écologistes claquent la porte du gouvernement d'ici au 20 septembre et l'ouverture de la Conférence environnementale.

Noël Mamère, lui, est sur une ligne plus dure et menace de quitter EELV si les ministres du parti ne démissionnent pas du gouvernement: "Notre ultimatum a fait pschitt et il n'y a pas eu besoin d'attendre six jours pour savoir que pour le président de la République, l'écologie n'est pas une priorité", tonne le député-maire de Bègles dans les colonnes de Sud-Ouest.

Claude Bartolone dans le rôle du "démineur"

Claude Bartolone se prépare un joli petit tour de France, mais une partie des étapes pourrait bien se révéler épineuse. En cette rentrée politique, annonce Le Parisien, c'est au président de l'Assemblée nationale qu'échoit la responsabilité de rabibocher toutes les composantes de la majorité, en vue des municipales.

Claude Bartolone ira ainsi jouer les "démineurs" à toutes les journées parlementaires prévues à l'agenda: les 23 et 24 septembre à Bordeaux pour celles du PS, les 25 et 26 à Lyon avec les Radicaux de gauche et le meilleur pour la fin, les 25 et 26 toujours à Angers... avec EELV.

Alexandre Le Mer