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Blanquer veut "donner le cap" dès la rentrée prochaine

Sur le plateau de BFMTV, le ministre de l'Éducation nationale a défendu son calendrier de réforme chargé pour septembre prochain.

Redoublement, place plus importante pour la musique, stages d'été à la fin du CM2, études dirigées, dédoublement des classes de CP en zone d'éducation prioritaire: au risque de brusquer, le nouveau ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer multiplie les annonces depuis sa nomination il y a trois semaines. 

Sur notre antenne, le locataire de la rue de Grenelle a défendu le calendrier de ses mesures, menées tambour battant dans la foulée de l'élection d'Emmanuel Macron, à l'instar de la réforme du code du Travail ou de la loi de "moralisation" de la vie publique: 

"Il y a une temporalité qui est liée à l'Éducation nationale. Il y a eu l'élection présidentielle en mai, on a la rentrée en septembre, le président de la République s'est engagé sur des mesures extrêmement concrètes. Il est tout à fait normal que je les mette en pratique pour la rentrée prochaine pour ce qui était possible."

"C'est par exemple le cas de la division des classes de cours préparatoire en deux dans les zones d'éducation prioritaire", précise le ministre. "On va être très volontariste pour que les enfants sortent de l'école primaire avec les savoirs fondamentaux. Il est normal de tout de suite affiché le cap pour la rentrée prochaine."

Pour autant, Jean-Michel Blanquer se défie de l'effet de "balancier" consécutif à un changement de gouvernement et souhaite conserver des "lignes de continuité" par rapport à la politique du précédent quinquennat. Un art de la synthèse dans le pur style macronien.

Louis Nadau