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2017: Bayrou soutient Juppé pour la primaire à droite

François Bayrou s'est exprimé en direct sur BFMTV, ce jeudi. Il a évoqué 2017 et sa réticence vis à vis de l'exercice des primaires.

François Bayrou s'est exprimé en direct sur BFMTV, ce jeudi. Il a évoqué 2017 et sa réticence vis à vis de l'exercice des primaires. - Capture BFMTV

François Bayrou, le patron du Modem et maire de Pau, a annoncé jeudi sur BFMTV son soutien à Alain Juppé, dans la perspective des primaires de l'UMP pour la présidentielle 2017.

Interrogé sur ses intentions dans la perspective de 2017, François Bayrou a annoncé jeudi sur BFMTV son soutien à Alain Juppé, qui s’est lui déclaré en août dernier candidat à la primaire de l'UMP pour la prochaine présidentielle.

Quelques heures plus tôt, un article du Nouvel Observateur, affirmait que François Bayrou pourrait finalement se présenter à la présidentielle si jamais Nicolas Sarkozy remportait la primaire à droite censée se dérouler en 2016. "C’est absolument faux", a répondu le président du Modem, avant de préciser sa pensée.

Juppé "peut apporter quelque chose"

"C’est très simple: j’apporte mon soutien à Alain Juppé", a martelé l’actuel maire de Pau. "Pas seulement parce que j’ai de l’amitié pour lui et de l’estime pour son attitude, mais parce qu’il me semble qu’aujourd’ hui, dans la situation où est la France, il peut apporter quelque chose à la fois du point de vue du cap, et à la fois du point de l’ambiance de réconciliation dont on a besoin," a jugé le centriste.

Ainsi, affirme François Bayrou, si son homologue à Bordeaux "arrive au bout de son entreprise", s’il remporte la primaire à droite en somme, alors il sera "prêt à l’aider".

Toujours aussi réticent sur la primaire

Toutefois, le leader centriste s’est de nouveau montré mitigé sur l’exercice de l’élection primaire. "Comme il s’agit de la consultation d’un camp politique, le risque est grand que ce soit le noyau le plus dur, celui des plus antagonistes, de ceux qui veulent l’affrontement dans ce pays, qui l'emporte", a redouté François Bayrou. 

Le président du Modem a nuancé cette sortie en tenant bien à faire la distinction entre "craindre" et "croire". "Je ne crois pas qu'Alain Juppé soit dans cette situation, mais je crains qu'il le soit", a conclu François Bayrou.

Candidat en 2002, 2007 et 2012, le centriste n'a jamais appelé à voter Nicolas Sarkozy lors de l'entre deux tours des deux dernières élections. Jeudi soir, il ne l'a même pas cité.

Jé. M. & A-L. B.