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2.500 chercheurs ont répondu au "Make our planet great again"

La ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation Frédérique Vidal

La ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation Frédérique Vidal - BERTRAND GUAY / AFP

Selon la ministre de l'Enseignement supérieur, la France a reçu 2.500 messages de chercheurs après l'appel du président.

L'appel a été entendu. Selon la ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation Frédérique Vidal, la France a croulé sous les demandes de chercheurs étrangers après qu'Emmanuel Macron a affirmé vouloir "Make our planet great again".

"Nous avons reçu 2 500 messages de chercheurs et le même nombre venant d’étudiants doctorants. 355 chercheurs ont rempli complètement leurs dossiers", explique Frédérique Vidal dans L'Opinion. "C’est désormais le CNRS qui est chargé de faire correspondre leur candidature avec les demandes des laboratoires."

La ministre explique avoir "ouvert un fonds de 30 millions d’euros" en réaction à l'annonce du départ des États-Unis de l'accord de Paris. "Cela signifiait les budgets de la recherche publique dans le domaine climatique allaient baisser fortement", détaille Frédérique Vidal. "L’objectif était donc de ne pas perdre ces compétences et de les récupérer."

L'ancienne présidente de l'université Nice-Sophia-Antipolis espère que l'initiative présidentielle a créé une dynamique:

"La bonne nouvelle, c’est que l’Allemagne va mettre en place un dispositif similaire avec un fonds public de 15 millions d’euros. L’Italie envisage de faire la même chose", se réjouit ainsi Frédérique Vidal.

Louis Nadau