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Voiture de police incendiée: le militant Antonin Bernanos interpellé

Le 11 octobre 2017 les accusés lors de leur procès. L'activiste Antonin Bernanos sera condamné à 5 ans de prison.

Le 11 octobre 2017 les accusés lors de leur procès. L'activiste Antonin Bernanos sera condamné à 5 ans de prison. - Benoit PEYRUCQ / AFP

Antonin Bernanos, à qui il restait vingt-six mois de prison à effectuer, a été arrêté à Paris ce mardi.

Le militant "antifasciste" Antonin Bernanos, condamné à cinq ans de prison dont deux ans avec sursis pour avoir participé à l'attaque d'une voiture de police en mai 2016 à Paris, a été arrêté mardi dans la capitale, a appris l'AFP de source policière.

"Antonin Bernanos a été interpellé par la brigade d'exécution des décisions de justice (BEDJ) de la police judiciaire parisienne, dans un appartement du XIVe arrondissement de Paris mardi matin", a expliqué cette source.

Parmi cinq militants "antifascistes" jugés, Antonin Bernanos, un étudiant de 23 ans, était devenu au fil du procès une figure emblématique pour la mouvance d'extrême gauche. Il avait été condamné à cinq ans de prison dont deux avec sursis, sans mandat de dépôt.

Vingt-six mois de prison à effectuer

"Mon client avait déjà effectué dix mois de détention provisoire et était éligible à un aménagement de peine. Il ne s'est jamais soustrait à la justice, il n'a jamais été convoqué pour une exécution de peine", a dénoncé Me Arié Alimi.

Il restait à Antonin Bernanos vingt-six mois de prison à effectuer, en sachant qu'il est possible d'aménager une peine de vingt-quatre mois, par exemple avec le port d'un bracelet électronique.

"Avec des remises de peine, il aurait pu sortir tout de suite. Au lieu d'attendre de voir ce qui était possible, le parquet a demandé l'exécution de la peine immédiatement, avec une rare célérité", a-t-il relevé.

Des faits survenus le jour d'une manifestation de policiers 

La justice estime qu'Antonin Bernanos a frappé à coups de poing un policier assis dans sa voiture, avant de briser la lunette arrière, s'appuyant sur le témoignage controversé d'un policier anonyme et sur un faisceau d'indices allant de la couleur d'un caleçon à des bagues pour trouver une "corrélation parfaite entre l'auteur des faits" et le jeune homme.

Ces faits étaient survenus en marge d'un contre-rassemblement organisé par des militants "antifascistes" le jour d'une manifestation de policiers pour dire "stop à la haine anti-flic". 
S.Z avec AFP