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Voiture de police incendiée à Paris: l'un des suspects libéré

Les policiers avaient pu quitter le véhicule à temps.

Les policiers avaient pu quitter le véhicule à temps. - AFP

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a validé l'ordonnance de placement sous contrôle judiciaire d'Antonin Bernanos, un étudiant en sociologie de 22 ans.

C'était il y a un peu moins d'un an: une voiture de police était incendiée en plein Paris par des individus en marge d'une manifestation de policiers contre "la haine anti-flics", sur le quai de Valmy, dans le 10e arrondissement. Les agents qui se trouvaient à bord avaient pu s'en extraire à temps. Ce mardi, l'un des suspects a été libéré. La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a validé l'ordonnance de placement sous contrôle judiciaire, a appris BFMTV.

Antonin Bernanos, 22 ans, avait été placé en détention provisoire il y a dix mois après avoir été mis en examen, tout comme sept autres personnes, pour "tentative de meurtre" sur des personnes dépositaires de l'ordre public. Il avait été incarcéré à la prison de Fleury-Mérogis, en Essonne. L'étudiant en sociologie est soupçonné d'être celui qui a jeté un plot contre le pare-brise arrière du véhicule de police lors des échauffourées.

"Présomption d'innocence"

Depuis, sa famille et ses proches, soutenus par la Ligue des droits de l'Homme, se sont mobilisés. A trois reprises, ses demandes de libération ont été rejetées par le juge des libertés et de la détention. "Nous ne comprenons pas cette détention provisoire qui s’éternise, qui ne respecte pas sa présomption d’innocence, sa liberté d’opinion, sa liberté de manifestation", déplore Geneviève Bernanos, la mère du jeune homme, qui assure que son fils a des garanties de représentation. 

Selon la défense d'Antonin Bernanos, un seul témoignage, d'un policier de la préfecture de Paris, accrédite l'hypothèse de sa participation aux faits. "Le fait que ce soit un policier accrédite le témoignage anonyme mais la particularité est que ce policier a participé à l’événement", argumente auprès de Libération Jérémie Assous, l’un des avocats du jeune homme. Une version qui pourrait donc ne pas être "recevable" selon cette défense.

J.C. avec Alexandra Gonzalez