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Violences en Seine-Saint-Denis: trois personnes condamnées à du sursis

Une voiture calcinée à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis)

Une voiture calcinée à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) - GEOFFROY VAN DER HASSELT - AFP

Deux et trois mois de prison avec sursis. Ce sont les peines prononcées contre trois individus jugées pour injures et complicités de violences lors de heurts avec la police, en Seine-Saint-Denis. Ce département connaît des troubles depuis l'arrestation brutale de Théo jeudi dernier à Aulnay-sous-Bois.

Trois hommes qui avaient pris part aux violences urbaines survenues en Seine-Saint-Denis après l'interpellation brutale de Théo ont été condamnés ce jeudi à Bobigny à des peines de prison avec sursis pour injures et complicité de violences. 

Un père de famille parmi ces trois prévenus

Deux prévenus de 18 et 19 ans, arrêtés dans la nuit de lundi à mardi à Villepinte alors qu'ils se trouvaient sur le toit d'un immeuble, ont écopé de deux mois de prison avec sursis pour "complicité de violences". Ils indiquaient à des émeutiers la position des policiers pour les caillasser. 

Le troisième, un père de famille de 34 ans, a été condamné à trois mois de prison avec sursis pour injures. Il avait notamment crié à des fonctionnaires "Bande de violeurs, fils de pute, justice pour Théo" dans une rue de Saint-Denis. Accusé par ailleurs de violences, il a été relaxé "faute d'éléments".

Ce mercredi, deux jeunes avaient déjà été condamnés à six mois de prison ferme pour "embuscade". Trois autres, poursuivis pour les mêmes faits, ont été condamnés à six mois de prison avec sursis. Un sixième prévenu, accusé de jets de pierre à l'encontre des forces de l'ordre, a été relaxé.

28 interpellations la nuit dernière en Seine-Saint-Denis 

Depuis samedi, la ville d'Aulnay-sous-Bois est en proie à des violences qui ont gagné d'autre villes de Seine-Saint-Denis. Le point d'orgue des affrontements a eu lieu dans la nuit de lundi à mardi, où des policiers ont effectué des tirs de sommation à balles réelles dans la cité des 3.000, où le jeune homme avait été interpellé. Dans la nuit de jeudi, les forces de l'ordre ont procédé à 28 interpellations dans les villes limitrophes de Tremblay-en-France, Le Blanc-Mesnil et Villepinte.

La tension a aussi gagné plusieurs grandes villes, parmi lesquelles Nantes et Bordeaux, où la police a procédé à des interpellations lors de manifestations.

R.V. avec AFP