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Violences conjugales: Gérald Darmanin demande aux préfets d'agir sans délai

Gérald Darmanin le 28 mai 2021 à La Chapelle-sur-Erdre.

Gérald Darmanin le 28 mai 2021 à La Chapelle-sur-Erdre. - LOIC VENANCE © 2019 AFP

INFO BFMTV - Le ministre de l'Intérieur a appelé les préfets à un meilleur traitement des violences conjugales et sexuelles dans les commissariats et gendarmeries.

Agir, et vite. Le ministre de l'Intérieur a envoyé mercredi après-midi aux préfets un télégramme demandant un meilleur traitement des violences conjugales et sexuelles dans les commissariats et gendarmeries. Le locataire ajoute que la qualité du traitement de ces faits doit être "une priorité", tant pour les enquêteurs que pour leur hiérarchie.

Selon nos informations, ces consignes sont une réponse apportée notamment à la polémique soulevée par un certain nombre de femmes, témoignant sur les réseaux sociaux de mauvaises conditions d'accueil au commissariat de Montpellier lors de dépôts de plaintes pour violences sexuelles, avec le hashtag #DoublePeine.

"Le recours à la main courante est absolument proscrit"

Dans ce document que BFMTV a pu consulter, le ministre rappelle notamment que "le recours à la main courante est absolument proscrit" et "l'information rapide du procureur de la République doit être systématique" pour toute dénonciation de violences conjugales et sexuelles.

En outre, la victime doit pouvoir déposer plainte "jour et nuit" dans "des locaux favorisant la confidentialité", en présence d'un avocat si elle le souhaite. Si celle-ci n'est pas obligatoire, elle ne peut en aucun cas lui être refusée par les services de police et de gendarmerie.

Enfin les préfets doivent veiller à renforcer la formation initiale et continue des enquêteurs dont le bon niveau d'expérience ou d'encadrement doit être garanti pour la prise en charge et la conduite des auditions.

Le ministre va évoquer ces annonces lors de son déplacement à Avignon ce jeudi. Le lieu n'a pas été choisi au hasard: le département de Vaucluse fait partie des zones choisies pour expérimenter prochainement la prise de plainte hors les murs de police et de gendarmerie, par exemple au domicile des victimes.

Alexandra Gonzalez et Hugues Garnier