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Valérie Pécresse récuse le terme de "violences policières"

Valérie Pécresse

Valérie Pécresse - ERIC PIERMONT / AFP

"Une faute individuelle, humaine, ne peut pas être le prétexte pour lâcher la meute et salir toute une profession", a précisé la présidente de la région Ile-de-France lors de ses voeux aux forces de sécurité.

La présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse (Libres!) a récusé jeudi, lors de ses voeux aux forces de sécurité, le terme de "violences policières", estimant que "notre pays" n'avait "pas besoin d'affaiblir les forces qui nous protègent". 

"J'entends que des voix s'élèvent aujourd'hui pour dénoncer les agissements de certains policiers, en parlant de "violences policières". Je veux vous dire que c'est un terme que je récuse", a déclaré Valérie Pécresse dans son discours. 

"Lâcher la meute et salir toute une profession"

"Je n'accepte pas que l'on place au même niveau la violence à laquelle nos forces de sécurité doivent faire face et (...) la faute professionnelle d'un agent en service", a-t-elle insisté, jugeant qu'une "faute individuelle, humaine, ne peut pas être le prétexte pour lâcher la meute et salir toute une profession".
"Les fautes professionnelles doivent bien sûr être sanctionnées mais (...) notre pays a avant tout besoin d'autorité, d'une autorité sereine, et certainement pas d'affaiblir les forces qui nous protègent", a déclaré la présidente du mouvement Libres!.

Pour Valérie Pécresse, "les armes doivent être du côté de la loi. Nos forces de sécurité ne peuvent pas être désarmées. Elles doivent avoir les moyens d'agir pour rétablir l'ordre mais aussi pour se défendre".

Faciliter l'accès au "logement social" pour les policiers

Après avoir accordé la gratuité des transports en Ile-de-France "à tous les policiers", elle s'est dit "prête à aller plus loin" en les aidant "à accéder plus facilement au logement social".

"J'entends certains dire que la sécurité n'est pas une compétence régionale. Moi je l'assume", a-t-elle insisté.

Le budget sécurité de la région a augmenté et "atteint plus de 30 millions d'euros en 2020", a-t-elle précisé, ce qui a notamment permis de financer ou rénover 46 commissariats et casernes, 227 véhicules, 760 gilets pare-balles, 485 bâtons de défense, 494 radios, 393 caméras piétons et embarquées et 27 motos, et de financer près de 5.000 caméras de vidéoprotection.

Elle a également précisé que la Garde des Sceaux lui avait demandé "de financer la sécurisation et la création de nouvelles places dans les prisons d'Ile-de-France. Comme nous avons à la région la sécurité au coeur, nous avons une nouvelle fois répondu présent".

A.J. avec AFP