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Val-de-Marne: un aide-soignant d'un Ephad soupçonné de violences sur une nonagénaire

Une personne âgée tenant le bras d'une aide-soignante en juillet 2017, dans un établissement EHPAS parisien.

Une personne âgée tenant le bras d'une aide-soignante en juillet 2017, dans un établissement EHPAS parisien. - STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Soupçonnant l'aide-soignant de maltraitances, la famille de la victime avait placé des cameras dans sa chambre. Il sera jugé le 22 mars prochain.

Un aide-soignant d'un Ehpad situé à Arcueil, dans le Val-de-Marne, est soupçonné d'avoir maltraité et violenté une pensionnaire de l'établissement âgée de 98 ans. Après avoir été mis à pied et placé en garde à vue mercredi, cet homme de 57 ans devait comparaître devant le tribunal de Créteil ce vendredi. Finalement, son audience a été renvoyée au 22 mars prochain. L'aide soignant reste en détention d'ici là.

Soupçonnant l'aide-soignant de maltraitances, la famille de la victime avait placé des cameras dans sa chambre, dans l'Ehpad "La maison du grand cèdre". Sur les images, on voit la nonagénaire tomber de son lit. Après deux heures d'attente, l'aide-soignant entre dans sa chambre, la traîne par les jambes pour la remettre de son lit avant de lui donner des coups de pieds et des gifles. Il l'insulte et quitte la pièce. 

L'aide-soignant devant le tribunal vendredi

L'homme a nié les faits, jusqu'à la confrontation avec les images vidéos. Il a parlé d'actes isolés, dit avoir "pété un câble". Adef résidences, propriétaire de l'Ehpad, a de son côté déploré un "acte de violence insoutenable" et a mis à pied son salarié "dès connaissance des faits".

"Cet acte de maltraitance a aussitôt fait l'objet de signalements auprès de l'ARS (Agence régionale de santé) et du Procureur de la République par l'établissement", et l'ensemble des familles de résidents ont été informées, a-t-il aussi été assuré.

D'autres familles de pensionnaires ont été entendues dans le cadre de l'enquête, notamment celles résidant au même étage, mais personne n'a pour l'instant fait état d'autres violences.
Cyrielle Cabot avec AFP