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Un codétenu de Redoine Faïd raconte la spectaculaire évasion

Redoine Faïd, en cavale depuis le 13 avril.

Redoine Faïd, en cavale depuis le 13 avril. - -

Dans une lettre consultée par "La Voix du Nord", un détenu raconte la journée du 13 avril où s’est évadé Redoine Faïd. Extraits.

Un détenu de Sequedin, la maison d’arrêt d’où s’est échappé le célèbre braqueur Redoine Faïd à l’aide d’explosifs, raconte cette évasion spectaculaire. Dans une lettre que s’est procurée La Voix du Nord, le codétenu, resté anonyme, évoque dans cette missive à un ami cette matinée, ainsi que l’enquête policière et la fouille générale du 18 avril.

La voix du Nord en publie des extraits.

"Ce 13 avril, j’attendais (…) au parloir, le fameux gaillard était derrière moi! Il préparait son petit sac en bandoulière, a changé de veste puis a mis un bonnet.

Il a sorti son revolver automatique, puis il a attendu calmement le passage pour se rendre au parloir.

Là, il a foncé sur les surveillants présents, a menacé la brigadier-chef, et a demandé de faire ce qu'il disait. Un peu de résistance du côté des matons! Et là, le coup de feu pour faire comprendre qu'il est sérieux.

La panique après la première détonation

Ensuite, il y a eu des dispersions entre nous au fond de la salle, et une première détonation; après ça, panique de certains détenus et surveillants. Et en peu de temps, les autres détonations ont suivi.

Trente minutes plus tard, la brigadier-chef est venue nous assurer que nos visiteurs allaient tous bien, et qu'il n'y avait pas de blessés. Elle nous a rapporté de l'eau et quelques cigarettes confisquées! Car on en avait pour un bon moment à rester là où on était", écrit le prisonnier de Sequedin, dans les extraits publiés par La Voix du nord.

Il raconte ensuite la fouille subie quelques jours plus tard. "De 8h30 à 12h30, côté impair et de 13h30 à 18 heures côté pair", parlant d'un "énorme carnage".

Le scénario digne d'un roman policier

Le 13 avril dernier, le braqueur Redoine Faïd s'est évadé à l'aide d'explosifs après avoir pris en otage quatre surveillants de la prison de Sequedin, où il était détenu après une tentative d'attaque à main armée qui avait coûté la vie à une policière municipale en mai 2010.

Cette évasion, qualifiée d'"acte de guerre" par les syndicats de surveillants, débute dans la matinée, vers 8h30, lors d'un parloir. Le détenu quitte l'établissement une demi-heure plus tard, au terme d'un scénario digne d'un roman policier.

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