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Trappes: le policier va se constituer partie civile

Un policier (Illustration)

Un policier (Illustration) - -

Le policier qui avait contrôlé la femme voilée présente des traces de strangulation au niveau du cou ainsi qu'un hématome "de 3 centimètres" à la pommette droite, selon son avocat

Le policier qui accuse le mari d'une femme voilée intégralement de l'avoir frappé et serré la gorge lors du contrôle qui a dégénéré à Trappes (Yvelines), déclenchant des violences urbaines, va se constituer partie civile. "Il ne l'envisageait pas au départ mais il va se constituer partie civile lors du procès de cet homme en septembre. Il est très choqué par les propos du couple (qui nie la version policière) et la façon dont ils sont relayés avec beaucoup de complaisance par certains médias", a affirmé son avocat Me Thibault de Montbrial.

Dans un entretien accordé à l'AFP mardi, le mari de la femme voilée a affirmé n'avoir "jamais tenté d'étrangler" le policier, disant avoir subi des "provocations" et fait l'objet d'"insultes" de la part des forces de l'ordre. Poursuivi pour rébellion, violence et outrage à l'encontre d'une personne dépositaire de l'autorité publique, ce jeune homme barbu et fluet de 21 ans, converti à l'islam à 16 ans, a été laissé libre sous contrôle judiciaire samedi à l'issue de sa garde à vue.

Le policier présente des traces de strangulation au niveau du cou ainsi qu'un hématome "de 3 centimètres" à la pommette droite, "constatés médicalement" selon son conseil. Il ne s'est pour l'heure pas vu prescrire d'arrêt de travail.

Agé d'environ 35 ans, il travaille depuis une dizaine d'années à Trappes, dont "il connaît bien les quartiers" et où "il n'a jamais eu de problèmes" d'après Me de Montbrial.

S. A. avec AFP