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Violences à Trappes: Valls répond à Douillet avec véhémence

Manuel Valls répondant à David Douillet lors des questions au gouvernement

Manuel Valls répondant à David Douillet lors des questions au gouvernement - -

Accusé par David Douillet de mener une politique laxiste à la suite des heurts survenus à Trappes, le ministre de l'Intérieur a répondu au député UMP avec ferveur.

L'opposition n'en démord pas. Selon elle, les violences urbaines qui ont secoué le week-end dernier la ville de Trappes "sont la conséquence du déni de la réalité". "Un message de laxisme" porté "aux quatre coins de la France" par l'exécutif. C'est en ces termes que David Douillet, député UMP, a interpellé mardi lors des questions au gouvernement à l'Assemblée la garde des Sceaux, Christiane Taubira. Mais finalement la réponse viendra de Manuel Valls, ministre de l'Intérieur.

"Il ne sert à rien de faire des amalgames"

C'est avec véhémence que Manuel Valls a répondu à David Douillet. Le ministre de l'Intérieur a appelé avec fermeté l'opposition à la "responsabilité" et au "rassemblement", dénonçant la vacuité à faire des "amalgames". 

"Il ne sert à rien de jeter les Français les uns contre les autres, il ne sert à rien de faire des amalgames entre ceux qui cassent et les habitants des quartiers populaires, il ne sert à rien de faire des amalgames entre l’immense majorité de nos compatriotes, nos concitoyens musulmans et ceux qui s’en prennent aux lois de la République, il ne sert à rien d’opposer la police à la justice, on a besoin des deux pour que l’Etat de droit s’impose partout", a-t-il lancé au député UMP.

Et de rappeler qu'en 2005, "quand le pays a été gagné par des émeutes urbaines, l’opposition a eu une autre attitude, celle de la responsabilité, parce que face à ces problèmes qui durent depuis trop longtemps, il faut être capable de se rassembler", a-t-il estimé.

Peu avant David Douillet accusait le gouvernement "d'envoyer des signaux dangereux" après les heurts survenus à Trappes.

"Ces évènements sont la conséquence du déni de la réalité et des signaux dangereux que vous envoyez depuis des mois, je parle de ce message de laxisme que vous portez aux quatre coins de la France, et que les discours du ministre de l’Intérieur, d’ailleurs le seul à gauche à avoir voté la loi sur la burqa en 2010, ne parviennent pas à contredire", a lancé le député UMP des Yvelines.

"Un manifestant pacifique a été condamné à de la prison ferme alors que l’étrangleur de policier, le mari de la femme condamné à Trappes est aujourd’hui libre", s'est-il insurgé. Avant de conclure que "l'on est bien devant une justice qui dérape".

Mélanie Godey