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Tombes juives profanées à Sarre-Union: les 5 mineurs mis en examen

Le procureur de la République de Saverne, dans le Bas-Rhin, a dévoilé de nouveaux éléments importants au sujet de la profanation de tombes juive dans le petit village de Sarre-Union. Le mobile antisémite est désormais clairement retenu, et les cinq mineurs, qui reconnaissent tous les faits, vont être mis en examen.

Le procureur de la République de Saverne, dans le Bas-Rhin, a dévoilé de nouveaux éléments importants au sujet de la profanation de tombes juive dans le petit village de Sarre-Union. Le mobile antisémite est désormais clairement retenu, et les cinq mineurs, qui reconnaissent tous les faits, vont être mis en examen. - Frédérick Florin - AFP

Le procureur de Saverne, dans le Bas-Rhin, a dévoilé de nouveaux éléments importants au sujet de la profanation de tombes juive dans le petit village de Sarre-Union. Le mobile antisémite est désormais clairement retenu, et les cinq mineurs, qui reconnaissent tous les faits, ont été mis en examen.

C’est un jeu qui aurait violemment dérapé, sous le mobile de l’antisémitisme. Le parquet de Saverne, représenté par le procureur Philippe Vannier, a fait part de nouveaux éléments importants, ce mercredi, dans l’enquête sur les profanations de près de 250 tombes juives, dans un cimetière de Sarre-Union, dans le Bas-Rhin. Annoncée en fin d'après-midi, la mise en examen des cinq mineurs est effective depuis ce mercredi soir et ils sont placés sous contrôle judiciaire.

Après avoir nié être au courant qu’ils saccageaient un cimetière juif, les cinq adolescents sont revenus sur leurs dires et ont finalement tous avoué avoir participé aux profanations après plus de 48 heures de garde à vue.

Entre saluts hitlériens et insultes antisémites

En revanche, ils n'ont pas reconnu le "mobile antisémite" de leurs actes, bien qu'il soit désormais clairement retenu par les enquêteurs. En effet, les cinq jeunes ont reconnu avoir proféré des insultes du type "sales juifs" et craché sur les tombes. Ils ont également avoué avoir prononcé des termes nazis, du type "Heil Hitler", tout en mimant des saluts hitlériens.

"Malgré les dénégations des intéressés, la connotation et le mobile antisémites de leur comportement apparaissent clairement" au vu des éléments recueillis par l'enquête, a affirmé le procureur Philippe Vannier.

Une information judiciaire ouverte

A la suite de ces nouveaux éléments, décision a été prise d'ouvrir une information judiciaire sur les cinq jeunes hommes.

Demandée en fin d'après-midi, la mise en examen des cinq adolescents, âgés de 15 à 17 ans, et leur placement sous contrôle judiciaire, est effective depuis mercredi soir. Par ailleurs, quatre d'entre eux ont été soumis à une mesure de placement en centre éducatif, dont l'un dans un centre fermé, tandis que le cinquième a été "confié à un tiers digne de confiance", a précisé le procureur de la République de Saverne.

Indignation et émotion

Cette profanation de très grande ampleur -quelque 250 tombes ont été saccagées- a suscité depuis sa découverte dimanche indignation et émotion, conduisant le chef de l'État à se rendre sur place mardi.

L'enquête avait connu une avancée spectaculaire dès lundi avec le placement en garde à vue de cinq adolescents originaires de la région, dont l'un s'était présenté de lui-même à la gendarmerie.

Jé. M.