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Traque de Salah Abdeslam: l'incroyable raté de la police belge

Salah Abdeslam, suspect clé des attentats de Paris et toujours en cavale, aurait été identifié à Molenbeek, une commune bruxelloise, juste après les attentats. Il n'aurait toutefois pas été interpellé en raison d'une loi qui interdit les perquisitions de nuit en Belgique. Le lendemain, il était déjà trop tard.

Une polémique a éclaté mercredi en Belgique après la révélation de propos qu'aurait tenu le ministre de la justice belge, Koen Geens, dans une interview qui ne sera diffusée que mercredi soir sur la chaîne de télévision VTM, à propos de l'enquête sur les attentats de Paris.

Le garde des Sceaux aurait admis lors de cet entretien que Salah Abdeslam, soupçonné d'avoir participé aux attaques, a "vraisemblablement" été identifié deux jours après les attentats dans une habitation à Molenbeek, commune bruxelloise d'où sont originaires de nombreux jihadistes.

Une porte-parole du ministère dément

"Sa position a été connue par les services de renseignement la nuit du dimanche 15 au lundi 16 novembre", indiquerait le ministre, dans des propos rapportés par Het Laatste Nieuws. Or, une loi fédérale belge datant de 1967 interdit les perquisitions entre 21 heures et 5 heures du matin, sauf en cas de flagrant délit ou d'incendie. Le lendemain, lorsque la perquisition aurait eu lieu, Salah Abdeslam avait déjà disparu. 

Toutefois, une porte-parole du ministre de la justice belge, contactée par BFMTV, refuse de confirmer ces propos. "Le ministre n'a pas dit ça dans l'émission. Ils prennent des conclusions d'eux-mêmes", a-t-elle indiqué, sans préciser cependant les phrases exactes qu'il a prononcées.

D'après Le Soir, un aménagement du Code pénal est prévu prochainement pour autoriser les perquisitions 24 heures sur 24 en cas d'infraction terroriste.

A. G. avec Mélanie Bertrand