BFMTV

Les jihadistes de retour de Syrie encourent minimum 7 ans de prison, selon Belloubet

Nicole Belloubet, dans la cour de l'Elysée le 10 octobre 2018.

Nicole Belloubet, dans la cour de l'Elysée le 10 octobre 2018. - Eric FEFERBERG / AFP

La ministre de la justice a certifié que l'intégralité des Revenants de Syrie et d'Irak seraient pris en charge par la justice à leurs arrivées sur le sol français.

Jeudi, la garde des Sceaux, invitée au micro de RTL, a été interrogée sur le sujet brûlant du rapatriement de 130 jihadistes français de la zone irako-syirenne. Elle a rappelé que dès leurs arrivées sur le sol français, toutes les personnes seront judiciarisées.

"Dès qu'elles arriveront en France, ces personnes feront l'objet d'une prise en charge par un juge, promet Nicole Belloubet. Pour les adultes, ils seront placés en garde à vue et peut-être mis en examen."

La ministre de la Justice a ensuite rappelé que le fait d'avoir rejoint les combats en Syrie ou en Irak constitue maintenant un délit: "Le fait de s'être rendu sur une zone de combat peut entraîner l'incrimination d'association de malfaiteurs en vue d'une entreprise terroriste", déclare-t-elle, tout en précisant qu'elle n'est "pas juge de la situation individuelle."

De 7 à 30 ans de prison

Comme le rappelle la garde des Sceaux, le code pénal condamne l'acte "d'avoir séjourné à l'étranger sur un théâtre d'opérations de groupements terroristes" d'une peine allant de 7 à 30 ans de prison, selon les circonstances aggravantes.

"Nous sommes face à une situation nouvelle", avoue Nicole Belloubet qui assure néanmoins que les prisons françaises sont prêtes à accueillir ces "Revenants", rappelant la mise en place de "quartiers d'évaluation de la radicalisation" ainsi que des "lieux étanches": 

"Nous avons plusieurs prisons qui sont capables de les accueillir", assure la ministre de la Justice.

Avec AFP