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Didier Deschamps qualifié d'"ennemi d'Allah" par Daesh

Didier Deschamps menacé par Daesh.

Didier Deschamps menacé par Daesh. - AFP

Le site internet, SITE Intel Group, observatoire de référence des contenus jihadistes, a relayé vendredi un message de menaces contre le sélectionneur de l'équipe de France de football.

Une menace terroriste de plus contre le monde du football. SITE Intel group, observatoire de référence des contenus jihadistes, a signalé vendredi un message menaçant Didier Deschamps. Le sélectionneur de l'équipe de France de football y est qualifié d'"ennemi d'Allah" dans un article de Wafa Media Foundation, un canal de propagande, qui prédit des attaques lors du Mondial en Russie en juin prochain.

Un photomontage accompagne ces menaces. Didier Deschamps y apparaît dans une combinaison orange - tenue habituelle pour les otages de l'organisation terroriste évoquant les prisonniers de Guantanamo. Il est menotté avec des chaines et un combattant de Daesh pointe sur son épaule un pistolet.

"We will continue to terrorize you and ruin your lives" ("Nous allons continuer à vous terroriser et à ruiner vos vies"), avertit l'agence de propagande.

Messi également menacé

Didier Deschamps n'est pas la première personnalité du monde du football à être visée par les jihadistes. Mercredi, l'agence de propagande menaçait l'attaquant argentin du FC Barcelone, Lionel Messi. Le footballeur était représenté le visage pâle, un oeil ensanglanté, derrière des barreaux. Là encore, le groupe islamique appelait ses combattants à des attaques solitaires sur le sol russe pendant le Mondial 2018.

Alors que le groupe Etat islamique voit son territoire, en Irak et en Syrie, se restreindre chaque jour un peu plus, l'organisation terroriste veut renvoyer ses combattants en Occident. En juillet dernier, le réseau européen Radicalisation Awareness Network (RAN), créé par la Commission européenne en 2013, prévoyait le retour de 1200 à 3000 personnes sur le territoire européen.

A cela s'ajoute les sombres prédictions de Patrick Calvar. En juillet 2016, l'ancien patron de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) expliquait craindre des attentats à la voiture piégée ou au camion bélier. Un mode opératoire utilisé à Nice, Berlin ou Londres.

J.C.