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Attentats: le patron de la DGSI estime que les terroristes vont utiliser des "voitures piégées"

Le patron de la DGSI craint un recours aux engins explosifs pour mener des attentats.

Le patron de la DGSI craint un recours aux engins explosifs pour mener des attentats. - AFP

Auditionné à l'Assemblée nationale, Patrick Calvar indique que le mode opératoire de Daesh pourrait évoluer ces prochains mois pour provoquer des attentats encore plus meurtriers.

La menace terroriste est toujours bel et bien présente en France. Alors que la commission parlementaire sur les attentats vient de rendre ses conclusions sur la lutte terroriste, le directeur général de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) dresse un constat pessimiste pour les mois et les années à venir.

Auditionné le 24 mai par la commission d'enquête parlementaire relative aux moyens mis en oeuvre par l'Etat pour lutter contre le terrorisme, comme le relève RTL, Patrick Calvar craint que Daesh change de mode opératoire lors des attentats qu'il pourrait commettre en Europe. Ainsi, afin de préserver ses combattants, les terroristes pourraient se servir de "voitures piégées". Une méthode plus meurtrière.

"Dès que (les terroristes) auront projeté sur notre territoire des artificiers, ils pourront éviter de sacrifier leurs combattants tout en créant le maximum de dégâts", redoute celui qui travaille à l'antiterrorisme depuis 1993.

Entre 400 et 500 individus dangereux

Poursuivant, le patron de la DGSI est persuadé que ces terroristes "vont monter en puissance" par rapport aux attentats du 13-Novembre et recourir à "des véhicules piégés et des engins explosifs". "Ils vont finir par projeter des commandos dont la mission consistera à organiser des campagnes terroristes sans nécessairement aller à l'assaut avec la mort à la clef", détaille-t-il.

Pour appuyer ses propos, Patrick Calvar se base sur les attentats du 22 mars en Belgique à l'aéroport de Zaventem et dans le métro bruxellois. "Nous savons très bien qu'ils vont recourir à ces modes opératoires: ils ont bien vu les effets provoqués par une opération massive", rapporte le spécialiste de l'antiterrorisme, rappelant que du fait que traqués les jihadistes ont dû imaginer de nouvelle méthode d'attaques.

Aujourd'hui, deux tiers des effectifs de la DGSI se consacrent à la lutte contre le terrorisme. Pour le directeur de ces services, cités par Le Figaro, la menace la plus forte vient "des gens qui ont combattu, qui ont été entraînés en Syrie et en Irak, à l'exemple de ceux qui ont attaqué le Bataclan". Estimant leur nombre entre 400 et 500.

J.C.