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 "C'est impossible, je n'ai pas fait un diable", témoigne la mère d'Abdel Malik Petijean

Échaudée par une perquisition à son domicile, Yamina, la mère d'Abel Malik Petitjean, le second assaillant de l'attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray, ne croit pas à la piste des enquêteurs. Pour elle, "impossible" qu'elle ait donné naissance à un "diable".

L'enquête vient de révéler l'identité du deuxième terroriste responsable de la mort du prêtre égorgé dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray mardi: il s'agit d'Abdel Malik Petitjean. Tout comme Adel Kermiche, le premier terroriste identifié, il était âgé de 19 ans et fiché S. Mais pour la mère du second terroriste présumé, "c'est impossible". Échaudée par une perquisition à son domicile d'Aix-les-Bains, Yamina défend corps et âmes son fils.

"Je connais mon gamin, il est gentil. Je n'ai pas fait un diable moi", a-t-elle déclaré au micro de BFMTV. "Il ne parlait jamais de Daesh (…) On est positifs nous, on parle des trucs biens", assure-t-elle.

Pour Yamina, son fils est en séjour à Nancy pour voir son cousin. Pourtant, elle affirme ne plus avoir de nouvelles de sa part depuis lundi soir, veille de l'attentat à Saint-Etienne-du-Rouvray.

Une longue identification

Incapables de l'identifier dans un premier temps en raison des blessures qu'il avait subies lors de l'assaut des forces de l'ordre, les suspicions contre Abdel Malik Petitjean étaient très élevées. Son signalement auprès des services de renseignement ne comportait pas de nom, mais une photo. Une photo semblable à celle d'une carte d'identité retrouvée chez Adel Kermiche. Conviction encore renforcée par le fait que le jeune homme apparaît depuis mercredi aux côtés du premier terroriste identifié dans une vidéo de propagande diffusée par Daesh et dans laquelle ils prêtent tous deux allégeance à l'organisation terroriste. Les comparaisons ADN ont mis fin à tout soupçon.

Trois proches d'Abdel Malik Petitjean sont actuellement en garde à vue, et du matériel informatique a été saisi au domicile du terroriste présumé.

P. P.