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Saint-Etienne-du-Rouvray: le deuxième terroriste formellement identifié

L'enquête a formellement identifié le deuxième terroriste responsable de la mort du père Hamel, assassiné dans son église le 26 juillet. Lui aussi fiché S, il était âgé de 19 ans au moment de l'attentat.

Le deuxième terroriste responsable de l'attaque de l'Eglise de Saint-Etienne-du-Rouvray le 26 juillet dernier a été formellement identifié. Incapables de l'identifier dans un premier temps en raison des blessures qu'il avait subies lors de l'assaut des forces de l'ordre, les enquêteurs ont désormais posé un nom et un profil sur le deuxième assaillant. 

Un jeune fiché S

Tout comme Adel Kermiche, Abel Malik Petitjean, le deuxième assaillant, était fiché S, et ce depuis le 29 juin dernier. Problème, sa fiche S ne comportait pas de photo. Or, quelques jours avant l'attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray, des services de renseignement étrangers avertissent la France qu'un homme s'apprête à commettre un attentat sur le sol français. Le signalement, ne comporte pas de nom, mais une photo: celle d'Abdel Malik Petitjean.

Une photo qui apparaît également sur une carte d'identité retrouvée chez Adel Kermiche et qui conforte les enquêteurs dans leur travail d'identification. Conviction encore renforcée par le fait que le jeune homme apparaît depuis hier aux côtés d'Adel Kermiche dans une vidéo de propagande diffusée par Daesh et dans laquelle les deux terroristes prêtent allégeance au groupe terroriste. Si les enquêteurs ne savent pas comment les deux terroristes se sont rencontrés, ils ont la certitude, grâce au téléphone de Petitjean, qu'il était au domicile de Kermiche la veille de l'attentat.

Abdel Malik Petitjean, 19 ans

Afin de parfaire l'identification d'Abdel Malik Petitjean l'ADN de sa mère a été prélevé par les enquêteurs. Les résultats de la comparaison ont confirmé les premières suspicions qui pesait sur le jeune homme, originaire de Saint-Dié-des-Vosges. Âgé de 19 ans, le jeune homme avait été fiché S pour avoir tenté de se rendre en terres de jihad, mais n'avait aucun casier judiciaire à son actif. 

Dans la famille de ce vosgien, c'est l'incompréhension qui domine. Auprès de BFMTV, sa mère, Yamina, a évoqué le départ lundi dernier de son fils pour une visite à des cousins près de Nancy. Depuis, plus de nouvelles pour cette mère qui refuse de croire qu'elle a donné naissance "à un diable". Trois proches d'Abdel Malik Petitjean sont actuellement en garde à vue, et du matériel informatique a été saisi au domicile du terroriste présumé.

P.A.