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Attentats du 13-novembre: les premières confidences de Salah Abdeslam

Depuis son arrestation, vendredi, à Molenbeek, plus de quatre mois après les attentats du 13 novembre à Paris, Salah Abdeslam a livré de premières déclarations aux enquêteurs belges, donnant un premier aperçu de ses intentions terroristes.

Ses premières déclarations ne laissent pas de doute quant à ses intentions. Depuis son arrestation spectaculaire, vendredi après-midi, dans la commune bruxelloise de Molenbeek, Salah Abdeslam, considéré comme le 10e homme des commandos du 13-novembre, a commencé à s’exprimer, devant les policiers, puis auprès des enquêteurs belges qui ont recueilli ses premières déclarations.

"Je n’en pouvais plus"

Les premiers mots de l’homme le plus recherché d’Europe datent du moment même de son interpellation. Après avoir confirmé aux policiers qu’il était bien Salah Abdeslam, le jeune homme, qui venait d’être neutralisé à l’aide d’une balle dans le genou et arrêté sans opposer de résistance, aurait confié, selon le journal flamand Het Nieuwsblad:

"Je suis content que ce soit terminé. Je n’en pouvais plus".

Le 13 novembre et l'attentat avorté

Depuis son arrestation, Salah Abdeslam a livré de premières déclarations aux enquêteurs belges. Il a notamment affirmé qu’il "voulait se faire exploser au stade de France" le soir des attentats avant de faire "machine arrière", a indiqué le procureur de la République de Paris François Molins, samedi soir.

Selon lui, Salah Abdeslam a par ailleurs eu un "rôle central" dans la constitution des commandos du 13-novembre et la préparation logistique des attaques, notamment en ramenant en Europe un certain nombre de terroristes, par le biais de nombreux déplacements en Italie, en Grèce, en Hongrie, en Allemagne, en Autriche et en France, entre l’été et l’automne 2015. Il a également acheté le matériel nécessaire à la confection des ceintures explosives et loué le véhicule utilisé par le commando du Bataclan et un appartement en banlieue parisienne.

Un autre projet terroriste?

Les derniers éléments ont été livrés par le ministre belge des Affaires étrangères. Celui-ci a déclaré dimanche que Salah Abdeslam a également fait savoir aux enquêteurs qu’il était "prêt à refaire quelque chose à Bruxelles". "Et c'est peut-être la réalité parce que nous avons trouvé beaucoup d'armes, des armes lourdes au cours des premières investigations, et nous avons trouvé un nouveau réseau autour de lui à Bruxelles", a précisé le ministre.

Interrogés à plusieurs reprises ce lundi, lors de leur conférence de presse commune, sur les avancées de l'enquête, le procureur de Paris François Molins et le procureur fédéral belge Frédéric van Leeuw ont refusé de s'exprimer tant que l'instruction est en cours. "Nous sommes loin d'avoir terminé le puzzle", a en tout cas reconnu Frédéric Van Leeuw
A.S.