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Attentats du 13 novembre: Hasna Aït Boulahcen sera finalement inhumée en France

L'immeuble dans lequel est morte Hasna Aït Boulahcen, détruit après l'assaut du Raid à Saint-Denis, le 18 novembre dernier.

L'immeuble dans lequel est morte Hasna Aït Boulahcen, détruit après l'assaut du Raid à Saint-Denis, le 18 novembre dernier. - Joël Saget - AFP

La cousine d'Abdelhamid Abaaoud est morte à 26 ans le 18 novembre dernier dans l'assaut du Raid à Saint-Denis. L'avocat de sa famille affirme que, face aux lenteurs du Maroc pour accepter le transfert de son corps, l'inhumation se fera en France "dans les prochains jours dans un lieu tenu secret".

Sa famille voulait que son corps soit inhumé au Maroc, mais c'est finalement en France qu'Hasna Aït Boulahcen va être enterrée, indique Me Fabien Ndoumou, l'avocat de sa famille, auprès de BFMTV.com, confirmant une information de MyTF1News ce jeudi.

"L'inhumation d'Hasna se fera (en France, Ndlr) dans les prochains jours dans un lieu tenu secret. Concernant la date exacte, tout dépendra des pompes funèbres", précise Me Fabien Ndoumou auprès du site d'information, invoquant les lenteurs du Maroc pour accepter le transfert de son corps et l'inhumation.

Née en France, la jeune femme de 26 ans, qui après les attentats du 13 novembre avait aidé son cousin Abdelhamid Abaaoud dans sa brève cavale, est morte comme lui et un kamikaze, Chakib Akrouh, le 18 novembre dernier dans l'assaut du Raid contre l'appartement de Saint-Denis où ils avaient trouvé refuge. L'aide de la jeune femme, radicalisée en quelques mois, avait été décisive pour trouver ce logement.

Sa sœur veut une inhumation "quelque part" en France

Dans une interview au Parisien ce jeudi, la petite sœur d'Hasna Aït Boulahcen, qui ne s'était jusqu'ici jamais exprimée, la décrit comme "rebelle", à "fort caractère", "sportive", "coquette", buvant "des mojitos dans un bar près de Bastille", "joyeuse, très gentille et tournée vers les autres". Puis portant le "niqab sur sa page Facebook", postant "une photo de Ben Laden" ou voulant "se marier" avec son cousin Abdelhamid Abaaoud, qui de son côté lui aurait "répondu qu'il avait déjà une femme en Syrie avec laquelle il avait eu un enfant". Elle exprime également son souhait de pouvoir inhumer son aînée "quelque part" en France. 

Mais la décision de ne plus inhumer Hasna Aït Boulahcen au Maroc n'est "pas liée" à cet entretien, assure Me Fabien Ndoumou à MyTF1News.

Sa famille voulait l'inhumer au Maroc

Fin janvier, l'avocat avait fait part de la volonté de la famille, d'origine marocaine, d'inhumer d'Hasna Aït Boulahcen au Maroc. Mardi, il avait avait déjà déploré des lenteurs du pays et expliqué que la justice française avait délivré un permis d'inhumer pour son corps fin janvier.

"La demande a été faite il y a un mois. Nous n'avons toujours pas de réponse", a déploré Me Fabien Ndoumou, selon des propos relayés par l'AFP après une rencontre la semaine dernière avec le consul général du Maroc en Seine-Saint-Denis. "Si nous n'avons pas de retour des autorités marocaines d'ici une dizaine de jours, la famille fera inhumer Hasna Aït Boulahcen en France", avait-il ajouté.

Joint par l'AFP, le consul n'avait lui pas souhaité s'exprimer.

Plus de trois mois après les attentats les plus meurtriers de l'histoire de France (130 morts, plusieurs centaines de blessés), seuls deux jihadistes du Bataclan ont été inhumés en région parisienne, Samy Amimour et Omar Mostefaï.

V.R.