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Attentat de Magnanville: trois hommes de l'entourage du tueur en garde à vue

Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider ont été assassinés en juin 2016 dans leur pavillon de Magnanville

Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider ont été assassinés en juin 2016 dans leur pavillon de Magnanville - Kamil Zihnioglu / POOL / AFP

Les trois individus ont été interpellés et placés en garde à vue ce mardi matin. Ils appartiennent à l'entourage du tueur, Larossi Abballa, et d'un complice présumé.

Trois hommes ont été interpellés et placés en garde à vue mardi matin, dans l'enquête sur l'assassinat par un jihadiste de deux fonctionnaires du ministère de l'Intérieur, un commandant adjoint et sa compagne, agent administratif, en 2016 à Magnanville. Ces trois suspects, âgés de 32, 34 et 36 ans, résident eux aussi dans les Yvelines, nous a précisé une source judiciaire, confirmant une information du Parisien.

Tous les trois appartiennent à l'entourage du tueur Larossi Abballa et de l'homme soupçonné d'avoir été un complice, Mohamed Aberouz, Ce coup de filet s'inscrit dans les recherches des enquêteurs qui tentent depuis trois ans de déterminer comment Larossi Abballa a choisi ses victimes et localisé leur adresse.

Trois suspects déjà mis en examen

Le 13 juin 2016, ce jeune homme de 25 ans avait assassiné les deux fonctionnaires à leur domicile, à coups de couteau, sous les yeux de leur fils de 3 ans. Il avait ensuite été abattu par les forces de l'ordre après avoir revendiqué son acte au nom de Daesh.

Trois suspects sont déjà mis en examen. Condamnés en 2013 aux côtés d'Abballa dans une filière afghano-pakistanaise de recrutement au jihad, Charaf Din Aberouz et Saad Rajraji sont soupçonnés d'avoir pu lui apporter un soutien logistique. Mais les enquêteurs n'ont pas retenu leur complicité directe dans l'attaque, et ils ont été relâchés sous contrôle judiciaire.

En revanche, ils pensent avoir identifié un possible "deuxième homme": Mohamed Aberouz, 24 ans. Ce frère cadet de Charaf Din Aberouz, dont l'ADN a été trouvé sur les lieux du crime, a été mis en examen pour "complicité d'assassinats terroristes" en décembre 2017 et incarcéré.

L'an passé, six personnes, dont une policière, avaient été placées en garde à vue dans le cadre des investigations sur la possible fuite ayant conduit à la localisation des victimes par le tueur. Toutes avaient été relâchées, sans faire l'objet de poursuites.

Cécile Ollivier avec Benjamin Rieth et AFP