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Projet d'attentat déjoué: Reda Kriket a été mis en examen

Suspecté d'avoir préparé un nouvel attentat en France, l'homme de 34 ans est notamment poursuivi pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste". Il a été placé en détention provisoire.

Reda Kriket, un jihadiste présumé de 34 ans, principal suspect dans une enquête sur un projet d'attentat en France, a été mis en examen mercredi par un juge anti-terroriste de Paris. Il avait été déféré devant le magistrat-instructeur plus tôt dans la journée, avait annoncé le parquet de Paris. Une audition où le suspect est resté muré dans son silence. Il a été placé en détention provisoire.

Reda Kriket est poursuivi pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" et "détention d'armes et fabrication d'explosifs". Le procureur de la République de Paris, François Molins, s'exprimera sur cette affaire lors d'une conférence de presse à 19h30, indique également aussi le parquet. Le suspect a été maintenu en garde à vue pendant six jours.

Un complice interpellé

Reda Kriket a été arrêté jeudi dernier à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine. Son interpellation avait conduit les policiers jusqu'à une planque à Argenteuil, dans le Val-d'Oise. Dans cet appartement, plusieurs armes, notamment des kalachnikovs, des explosifs, dont du TATP , ainsi que des substances permettant d'en fabriquer, avaient été découverts.

Ce natif de Courbevoie, dans les Hauts-de-Seine, résidait à Ixelles, en Belgique. Il était sous le coup d'un mandat d'arrêt international émis en 2014 par la France alors que le jeune homme était parti en Syrie. Il a également été condamné par la justice belge en décembre 2015 lors d'un procès impliquant plusieurs membres d'une filière jihadiste. 

Un autre Français a été interpellé ce week-end à Rotterdam, aux Pays-Bas. Il est soupçonné d'être complice de Reda Kriket dans ce projet d'attentat déjoué par les services de la Direction générale de la sécurité intérieure ( DGSI). Entendu par un juge mardi, Anis B., 32 ans, a refusé son extradition vers la France. La justice néerlandaise a désormais 90 jours pour étudier la demande de Paris.

J.C. avec AFP