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Professeur décapité: qui sont les 16 gardés à vue?

Ce mardi après-midi, 16 personnes se trouvent en garde à vue dans le cadre de l'enquête déclenchée après l'assassinat de Samuel Paty par un terroriste islamiste vendredi dernier à Conflans-Sainte-Honorine.

L'enquête autour de l'assassinat de Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine vendredi dernier continue ses progrès. Et les policiers chargés du dossier multiplient les investigations. Ce mardi après-midi, 16 personnes se trouvent ainsi en garde à vue. Ils répondent à des profils très dissemblables, selon les éléments recueillis par BFMTV.

Un homme déjà connu pour des faits de terrorisme

L'homme placé le plus récemment en garde à vue est un individu déjà connu pour des faits de terrorisme. Il a été en contact avec le meurtrier de Samuel Paty sur les réseaux sociaux. Cependant, on sait que ces échanges, dont on ignore la date précise, n'ont pas précédé immédiatement l'attaque. L'homme s'est présenté spontanément aux autorités.

Parmi les quinze autres gardés à vue, on note quatre membres de la famille du terroriste: ses parents, son grand-père et son frère âgé de 17 ans. Trois amis de l'assassin sont aussi entendus après avoir été arrêtés. On compte également cinq collégiens, tandis que l'enquête a permis de révéler que l'assaillant avait offert 300 euros à des élèves afin qu'ils lui désignent le professeur d'histoire-géographie. L'un des collégiens, relâché dimanche, a été à nouveau interpellé ce mardi matin.

Les vidéos au centre des gardes à vue

Le parent d'élève auteur de la vidéo dénonçant l'initiative de Samuel Paty de montrer des caricatures de Mahomet durant un cours dédié à la liberté d'expression est lui aussi en garde à vue. Le travail des enquêteurs a permis d'établir qu'il avait conversé sur l'application WhatsApp avec le futur terroriste quelques jours avant l'attentat. Abdelhakim Sefrioui, militant islamiste et membre du bureau du Conseil des imams de France, lui aussi auteur d'une vidéo hostile à l'enseignant, est également du nombre des gardés à vue, tout comme sa compagne.

Dans le cadre d'une enquête ouverte pour des faits de terrorisme, la durée d'une garde à vue peut s'étendre en principe jusqu'à 144 heures, soit six jours.

Mélanie Bertrand, avec R.V.