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Procès Machin : des aveux au coeur de l'audience

Au premier jour du procès en révision, Marc Machin s'est expliqué sur ses aveux, plus tard rétractés.

Au premier jour du procès en révision, Marc Machin s'est expliqué sur ses aveux, plus tard rétractés. - -

Au premier jour de son procès en révision, Marc Machin a expliqué lundi les circonstances de ses aveux, obtenus lors de sa garde à vue.

Marc Machin est revenu lundi, au premier jour de son procès en révision devant les assises de Paris, sur les circonstances de ses aveux pour le meurtre d'une femme au Pont de Neuilly, avant de se rétracter pendant l'instruction.

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Appel à son père pour faire pression sur lui

Son père, gardien de la paix à la retraite qui s'appelle également Marc Machin, a raconté devant la cour comment les policiers de la brigade criminelle avaient "fait appel à (ses) services" pour faire "pression" sur lui. "Ils m'ont fait appeler pour éventuellement le faire parler", a-t-il dit. "Il m'a regardé en pleurant et m'a dit ce n'est pas moi".

Déstabilisé par cette entrevue, Marc Machin avait fini par craquer devant un policier, Jean-Claude Mulès, en fin de garde à vue. "Il a parlé des viols que j'avais subis dans mon enfance", a dit Marc Machin qui, placé par la Ddass dans une famille d'accueil à 5 ans, y avait été violé par un adolescent.

"On va passer ça en homicide involontaire"

"Il m'a offert un chocolat chaud, une cigarette, m'a prêté un gilet en cachemire. Il m'a dit on va passer ça en homicide involontaire. Je vais te pistonner pour la légion étrangère", a-t-il poursuivi.

Il passe alors aux aveux, sans cependant décrire son geste. Selon lui, les policiers lui ont montré des photos de la scène du crime, lui permettant d'y intégrer des éléments concrets: corps sur le dos, feuilles séchées à proximité.

Audition des policiers demain

L’audience vient d’être suspendue, pour reprendre mardi matin à 9h30 avec l’audition des policiers. Plusieurs policiers doivent être entendus mardi. Cependant, le commandant Jean-Claude Mulès a fourni un certificat médical attestant qu'il ne pouvait pas se déplacer. Même chose pour le juge d'instruction Thierry Bellancourt, en congès maladie depuis le 1er octobre.

"On a tous ici envie de comprendre. Si à chaque fois on nous oppose un certificat médical!", a protesté l'avocat de Marc Machin, Me Louis Balling, regrettant l'absence des deux personnes "qui ont été l'âme de ce dossier".

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