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Prison de Vendin-le-Vieil: le directeur a démissionné de son poste

Le ministère de la Justice a confirmé à BFMTV la démission du directeur de la prison de Vendin-le-Vieil. Quelques jours après l'agression de trois agents pénitentiaire par l'islamiste allemand Christian Ganczarski, Richard Baueur, a estimé qu'il ne pouvait plus exercer ses fonctions avec sérénité.

Le directeur de la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) a demandé à être "relevé de son commandement" après l'agression à l'arme blanche jeudi de trois gardiens par l'islamiste allemand Christian Ganczarski, a appris l'Agence France-Presse (AFP) ce lundi auprès de la direction interrégionale de l'administration pénitentiaire.

"Il m'a indiqué que compte tenu de la situation, les conditions ne lui paraissaient plus réunies pour qu'il puisse diriger l'établissement avec sérénité. En conséquent, il (Richard Bauer) demandait à être relevé de son commandement sur Vendin-le-Vieil", a indiqué Alain Jégo, directeur interrégional des services pénitentiaires, alors que des opérations de blocage des prisons à l'appel de syndicats de surveillants, dont celle de Vendin, étaient en cours.

Décision confirmée par la Chancellerie

"Il reviendra à l'administration pénitentiaire (à Paris) de donner suite ou pas" à sa demande, a-t-il ajouté, précisant que le directeur se trouvait toujours au centre pénitentiaire lundi matin et "assurait ses fonctions". Une démission confirmée dans la matinée à BFMTV par la Chancellerie. "L'administration achète la paix sociale avec la population pénale", a réagi Jean-François Forget, du syndicat Ufap-Unsa.

Les premières opérations de "blocage total" des prisons ont débuté lundi à l'aube à l'appel de syndicats de surveillants qui réclament plus de sécurité après l'agression de la semaine dernière à Vendin-le-Viel. Plus d'une centaine de surveillants bloquaient "quasi totalement" la prison de Vendin-le-Vieil. Un barrage constitué de palettes, pneus et de divers encombrants, érigé devant la prison, était en feu vers 8h30. Au total, selon nos informations, 26 établissement pénitentiaires sont bloqués ce lundi matin.

Jeudi vers 16 heures, le cerveau des attentats de Djerba de 2002, l'islamiste allemand Christian Ganczarski, avait agressé et légèrement blessé trois surveillants de cette prison de haute sécurité qui doit accueillir en février Salah Abdeslam pendant la tenue de son procès à Bruxelles.

Jé. M. avec AFP